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  • Mes Bordeaux Supérieur préférés

    Château BOSSUET

    Château BOSSUET

    (BORDEAUX SUPÉRIEUR)
    Dubost Laurent

    33500 Catusseau
    Téléphone :05 57 51 74 57
    Télécopie : 05 57 25 99 95
    Email : sarl.dubost.l@wanadoo.fr

    Un superbe Bordeaux Supérieur 2007, qui a largement mérité sa médaille d’or au concours Agricole Paris 2009, de couleur grenat, riche et puissant, de bouche fondue, aux tanins équilibrés, corsé, aux notes de pruneau et de sous-bois, légèrement épicé, persistant, de très bonne charpente, d’une belle harmonie en finale. Dans la lignée, le 2006, bien charnu, de bouche ample et parfumée, est tout en persistance d’arômes (fruits rouges mûrs, cannelle), tout en charme, à apprécier toujours sur une omelette aux truffes. Le 2005, médaille d’or au Concours Général Agricole à Paris, bien corsé, sent bon la fraise des bois mûre et l’humus, d’un beau rouge profond, avec des tanins souples et fermes à la fois. Goûtez le séduisant blanc Château Pâquerette, au nez subtil dominé par les fleurs fraîches et les petits fruits secs, suave en bouche, tout en persistance aromatique, tout en souplesse, ample et charmeur, qui se débouche sur un plateau de fruits de mer. Beau rapport qualité-prix. Même propriétaire que le Pomerol Château Lafleur du Roy.

    Château BOUTILLON

    Château BOUTILLON

    (BORDEAUX SUPÉRIEUR)
    Filippi-Gillet propriétaire

    33540 Mesterrieux
    Téléphone :05 56 71 41 47
    Télécopie : 05 56 71 32 21
    Email : lofilippi@wanadoo.fr

    Incontestablement au sommet de son appellation avec ce Bordeaux Supérieur cuvée Anne-Sophie 2006, élevé en fûts de chêne, bien corsé, aux senteurs persistantes de petits fruits rouges mûrs avec des notes de musc, typé, aux tanins souples et très équilibrés, un vin qui allie structure et charme, très réussi. Le 2005, élevé en fûts de chêne, bien corsé, aux senteurs persistantes de petits fruits rouges mûrs avec des notes de musc, typé, aux tanins souples et très équilibrés, un vin qui allie structure et charme, très réussi. Le 2004, à la robe profonde, aux arômes d’épices, de cuir et de myrtilles, est d’une belle complexité, aux tanins gras et harmonieux, et des notes fondues en finale. Le Bordeaux Supérieur cuvée Traditionnelle 2007 est toujours très réussi, bien aromatique, au nez subtil où dominent le cuir et la griotte, d’une très jolie concentration en bouche, aux tanins présents et fins, légèrement épicé comme il se doit. Le 2006 est un vin de jolie robe grenat intense, avec ce bouquet complexe où se marient des notes fruitées et de sous-bois, riche et souple. Excellent Bordeaux rosé cuvée Manou 2008, médaille d’Argent au concours Vins d’Aquitaine, une cuvée en hommage à Mme Filippi aux senteurs persistantes, au nez comme en bouche, avec ces nuances de fruits frais et de rose, un vin charmeur, tout en rondeur, à ouvrir sur les charcuteries ou des gougères, notamment. Remarquable rapport qualité-prix.

    Château BRAN de COMPOSTELLE

    Château BRAN de COMPOSTELLE

    (BORDEAUX SUPÉRIEUR)
    Vignobles Gagne et Barrat
    La Maconne
    33760 Frontenac
    Téléphone :05 56 23 98 50
    Télécopie : 05 56 23 98 50
    Email : brancompostelle@aol.com

    Une place très enviable dans les Classements respectifs. Beau Bordeaux Supérieur cuvée Louisa 2007, élevé en fûts de chêne 12 mois (vignes de 25 ans en moyenne, 65% Merlot et 35% Cabernet-Sauvignon, sur sol argilo-calcaire), charpenté mais très élégant, de robe intense, aux nuances de vanille et de cassis, un vin racé et corsé, concentré au nez comme en bouche, très équilibré. Le 2006 est de belle teinte, savoureux, de très bonne base tannique, gras, très équilibré, riche et charnu, au nez dominé par le cassis mûr et le fumé. Le Bordeaux blanc Sauvignon, à dominante de fleurs fraîches et de tilleul, est rond au nez comme en bouche, un vin qui se marie aussi bien avec des fruits de mer que sur une sole grillée, vraiment réussi. Même propriétaire que le Château Pont Les Moines (voir région Côtes).
    Château CORNEMPS

    Château CORNEMPS

    (BORDEAUX SUPÉRIEUR)
    Henri-Louis Fagard

    33570 Petit-Palais-et-Cornemps
    Téléphone :05 57 69 73 19
    Télécopie : 05 57 69 73 75
    Email : vignobles.fagard@wanadoo.fr
    Site : www.vignobles.fagard.com

    Vous aimerez comme nous ce Bordeaux Supérieur cuvée Prestige 2007, bien charnu, au nez délicat où se mêlent le pruneau et le cassis, un vin ample et solide, de bouche soyeuse, de robe grenat. Le 2006, médaille d’argent au concours des Grands vins de Mâcon, est dense, généreux, très aromatique, avec des tanins soyeux, de charpente solide et fine à la fois, un vin qui emplit bien la bouche et se débouche sur un navarin. Le 2005, médaille d’Or au Concours Mondial de Bruxelles 2007, de belle robe soutenue et brillante, d’une belle concentration d'arômes (cassis, épices...), est ample, complexe et subtil à la fois, harmonieux et riche au nez comme en bouche. Le Cornemps Tradition 2007 est très réussi, souple, de belle couleur, au nez de petits fruits rouges, de bonne bouche, parfumé et persistant. Goûtez également le Lussac-Saint-Émilion Château La Jorine 2007, d’une belle structure, ample et volumineux, aux tanins veloutés, bien charnu comme il se doit, Le 2006, avec des notes de framboise et de cuir, d’un beau rouge profond, est un vin intense, aux tanins fermes et bien équilibrés, d’excellente évolution.

    Château de CRAIN

    Château de CRAIN

    (BORDEAUX SUPÉRIEUR)
    Famille Fougère

    33750 Baron
    Téléphone :05 57 24 50 66
    Télécopie : 05 57 24 14 07
    Email : fougere@chateau-de-crain.com
    Site : www.chateau-de-crain.com

    Le Château de Crain a été bâti au XIIIe siècle par le roi Edouard IV d’Angleterre; c’est l’un des plus vieux châteaux féodaux d’Aquitaine. Coup de cœur pour ce Bordeaux Supérieur 2007 (57% Merlot, 27% Cabernets et 16% Malbec) au nez complexe où dominent les groseilles et de sous-bois, de bouche bien charnue, un vin coloré et dense, qui allie puissance et finesse, subtilement épicé en finale. Excellent 2006, complet, tout en subtilité, au nez intense de pruneau et d’humus, un vin qui se goûte très bien aujourd’hui, de bonne garde. Le 2005 est charpenté, aux notes de fruits cuits (groseille, fraise des bois), fondu mais puissant en bouche, avec ces nuances de cassis et d’épices, associant rondeur et structure. Le 2004, de bouche parfumée, est un vin riche et délicat à la fois, où se mêlent la framboise et l’humus, avec des tanins soyeux. Goûtez leur remarquable Entre-Deux-Mers, issu d’une macération pelliculaire courte, puis d’un élevage sur lies, à la robe brillante d’un beau jaune vert, au nez subtil dominé par des nuances de pamplemousse et de petits fruits secs.
    LE VOCABULAIRE MONDIAL DU VIN : A - B - C - D - E - F - G - H - I - J - K - L - M - N - O - P - Q - R - S - T - U - V - W - X - Y - Z

    Château le GRAND VERDUS

    Château le GRAND VERDUS

    (BORDEAUX SUPÉRIEUR)
    Scea Legrix de la Salle Ph. et A.

    33670 Sadirac
    Téléphone :05 56 30 50 90
    Télécopie : 05 56 30 50 98
    Email : le.grand.verdus@wanadoo.fr
    Site : www.chateaulegrandverdus.com

    Au sommet. Gentilhommière fortifiée du XVIe siècle. Domaine de 85 ha (sols de graves maigres et coteaux argilo-calcaires, 90% Merlot et 10% Cabernet-Sauvignon, élevage en barriques neuves à 75%, avec bâtonnages sur lies fines durant 14 à 16 mois). Remarquable Bordeaux Supérieur Grande Réserve 2006, un vin qui associe structure et charme, souplesse et richesse, aux notes de fruits mûrs avec des nuances de sous-bois en bouche, coloré et généreux. Beau 2005, charnu, avec un nez de mûre et d’humus bien prononcé, corsé et souple à la fois, aux tanins très harmonieux, complet et dense. Le 2004, est corsé et gras, aux tanins bien présents et fondus à la fois, un millésime très équilibré, classique, d’excellente garde. Faites-vous également plaisir avec son Bordeaux rosé 2009 de “puriste”, 100% en pressée directe, dominante Cabernet-Sauvignon, d’une couleur claire, avec un gras et une élégance inédits pour un Bordeaux rosé. “Le seul vin à la mode de notre production, nous dit-on, mais n'est-ce pas le produit idéal ? Le Blanc 2009 est atypique, 20% de Muscadelle, des Sémillons de 80 ans, une note exotique du millésime, une pureté de fruit, une acidité naturelle de bon aloi.”

    Château AUX-GRAVES-DE-LA-LAURENCE

    Château AUX-GRAVES-DE-LA-LAURENCE

    (BORDEAUX SUPÉRIEUR)
    M. et Mme Hébrard
    42, route de Libourne
    33450 Saint-Loubès
    Téléphone :05 57 84 61 03
    Télécopie : 05 57 84 61 03

    Le château est un ancien domaine viticole situé au nord de Bordeaux, où, compte tenu de sa petite production, le travail peut se faire “à l’ancienne”. Savoureux Bordeaux Supérieur 2007 (vendanges et tris manuels), de belle robe soutenue, un vin très parfumé, au nez de griotte et de cassis mûrs, bien typé, corsé, de belle charpente, généreux, alliant structure et rondeur en bouche. Le 2006 est un vin bien charnu, au nez concentré où dominent la violette et le cassis, aux tanins souples et équilibrés. Le 2005 est charpenté, au nez de fruits rouges surmûris (cerise, cassis), de bouche puissante et corsée, légèrement épicé en finale, de robe grenat intense, tout en nuances, idéal sur un salmis de palombes. Goûtez le Bordeaux 2006, un vin de plaisir, non boisé, fruité et gourmand, très réussi comme leur charmeur Bordeaux Clairet 2009.

    Château de L’HERMITAGE

    Château de L’HERMITAGE

    (BORDEAUX SUPÉRIEUR)
    Earl Lopez
    Earl Lopez
    33540 Saint-Martin-du-Puy
    Téléphone :05 56 71 57 58
    Télécopie : 05 56 71 65 00
    Email : earl.lopez@wanadoo.fr

    Valeur sûre avec ce Bordeaux Supérieur 2006, de jolie robe grenat, d'une belle harmonie en bouche avec ses notes de petits fruits rouges macérés, aux tanins denses et veloutés, vraiment très réussi, de très bonne garde. Remarquable 2005, élevé en fûts de chêne, bien charnu, tout en nuances, de robe très foncée, au nez complexe où dominent la cerise noire et les épices, de charpente solide et fine à la fois, de bonne garde. Le 2004, au nez intense où s’entremêlent les fruits mûrs et l’humus, est un vin bien corsé, très charnu, avec des tanins présents et savoureux, de très bonne évolution. Beau 2003, gras, intense, épicé, très harmonieux, riche en couleur, typé, de très bonne évolution.
    jeu concours

    Château LAGRANGE les TOURS

    Château LAGRANGE les TOURS

    (BORDEAUX SUPÉRIEUR)
    Michel et Pierre Choquet
    30, rue de Bernescut
    33240 Cubzac-Les-Ponts
    Téléphone :05 57 43 04 96
    Télécopie : 05 57 43 04 96
    Email : vignobles.choquet@wanadoo.fr

    Beaucoup apprécié leur Bordeaux Supérieur Les Cent Rangs 2007 est de couleur pourpre intense, très séduisant avec des notes de framboise et de griotte très mûres et une pointe d’épices, un vin classique et riche, qui allie finesse et structure. Le 2005, médaille d’Or au Concours Mondial du vin Bruxelles 2007 et d’Argent au Challenge International du vin à Bourg 2007, est tout en bouche, aux tanins puissants, de charpente élégante, aux connotations de griotte, de musc et de poivre, un vin velouté et dense à la fois. Le Bordeaux Supérieur 2007 est coloré, bien corsé, de bouche puissante, au nez de griotte cuite, un vin épicé en bouche, aux tanins amples mais soyeux. Le Clairet de Bordeaux L’Idée Claire est un vin très charmeur, toujours l’un des meilleurs de son appellation, à la fois friand et structuré, de bouche épicée.

    Château LAUDUC

    Château LAUDUC

    (BORDEAUX SUPÉRIEUR)
    Richard et Régis Grandeau
    Domaine de Bellevue
    33370 Tresses
    Téléphone :05 57 34 43 56
    Télécopie : 05 57 34 43 58
    Email : m.grandeau@lauduc.fr
    Site : www.lauduc.fr

    Un beau Bordeaux Supérieur cuvée Prestige 2007, élevé en barriques durant 15 mois, de couleur pourpre, tout en bouche, souple avec une attaque délicate et complexe à la fois de petits fruits rouges, un vin très rond avec des tanins amples et structurés, très “sur le fruit”, bien équilibré. Savoureux 2006, bien charnu, coloré, ample et souple à la fois, de bonne base tannique, au nez concentré où dominent la violette et le cassis, tout en nuances. Le 2005 est puissant, charnu, de robe soutenue, au nez complexe où dominent la cerise noire et les épices, tout en nuances, d’excellente garde. Le 2004, de couleur profonde, dévoile des arômes de fruits bien mûrs, un vin franc, de bouche généreuse, d’une belle structure, bien équilibré. La cuvée Tradition est plus souple, corsée comme il le faut. Excellent Bordeaux Clairet, tout en rondeur, de belle teinte, très fruité, classique de cette appellation, parfait sur une terrine de lièvre.

    Château de LISENNES

    Château de LISENNES

    (BORDEAUX SUPÉRIEUR)
    Jean-Luc Soubie

    33370 Tresses
    Téléphone :05 57 34 13 03
    Télécopie : 05 57 34 05 36
    Email : contact@lisennes.fr
    Site : www.lisennes.fr

    Belle propriété de 57 ha de vignes d’un seul tenant. Beau Bordeaux Supérieur cuvée Prestige 2006 (90% Merlot), avec ce charnu et cette pointe d’épices caractéristique, très bien équilibré, un vin où élégance et puissance en bouche s’harmonisent très bien, charmeur. À ses côtés, L’Esprit de Lisennes 2006, 100% Cabernet Sauvignon et 12 mois d’élevage en barriques, charpenté, parfumé, d’une très belle concentration, aux notes de fruits noirs mûrs (griotte, cassis) et de torréfaction, alliant distinction et richesse, un vin typé et harmonieux aux tanins mûrs et délicats. Le Clairet de Lisennes 2009, est d’une belle robe cerise lumineuse, bien fruité, de bouche friande avec une belle vivacité en finale. Goûtez le joli Entre-Deux-Mers Blanc de Lisennes 2009, sec et souple à la fois, au nez puissant (acacia, fougère, pomme), de bouche ample.


    Château de LUGAGNACBORDEAUX SUPÉRIEUR Château de LUGAGNAC

    Château de LUGAGNAC

    (BORDEAUX SUPÉRIEUR)
    Famille Bon

    33790 Pellegrue
    Téléphone :05 56 61 30 60
    Télécopie : 05 56 61 38 48
    Email : chateaudelugagnac@vinsdusiecle.com
    Site : www.vinsdusiecle.com/chateaudelugagnac

    À la tête des Premiers Grands Vins Classés. C'est à la guerre de Cent Ans que le Château de Lugagnac est construit. On trouve, dans les soubassements des murs d'enceinte, les traces d'une ancienne forteresse. C'est aujourd'hui une splendide demeure savamment rénovée avec le goût et le talent de Maurice et Mylène Bon. Situé à la limite de partage des eaux entre Dordogne et Garonne et bénéficiant d'un climat tempéré et particulièrement sec l'été, les 80 ha du vignoble sont plantés sur un relief élevé, en pente douce composé d'argile ferrugineuse sur un sous-sol calcaire pour les deux tiers environ et de calcaire coquillier pour le reste. Aujourd’hui, leur fils, François-Thomas, s’attache à profiter de ces atouts, et renforce la personnalité de Lugagnac. “Le 2008 (50% Merlot et 50% Cabernet-Sauvignon) se révèle excellent, nous dit-il, nous avions terminé nos vendanges mi novembre, ce qui est assez rare afin d’ attendre la pleine maturité des Cabernets-Sauvignons. Ce cépage était particulièrement réussi et apporte beaucoup de finesse et un bon potentiel de vieillissement au vin. Associé à des Merlots bien mûrs, il donne des Vins Vins ronds. Nous avons bien maîtrisé l’élevage en bois. Les arômes sont charnus finement soulignés par des tanins fins et soyeux avec en plus beaucoup de fraîcheur, résultat le 2008 est un vin très plaisant. Le 2007, je le définis en trois mots : finesse, fruit, charme. Un millésime qui va donner du plaisir aux consommateurs qui n’ont pas de cave et qui souhaitent déguster un vin apte à être apprécié dans sa jeunesse. On parle des 2003, 2005 et 2009 qui sont des millésimes de très grande concentration et doivent vieillir en bouteille plusieurs années avant d’être à leur apogée. On se fera plus plaisir maintenant en dégustant un 2007. Nous avons environ 50.000 clients directs, et tous n’ont pas forcément de cave pour stocker les Vins, donc un 2007 tombe à point nommé. Nous avons fait le choix de sélectionner les meilleurs parcelles (70 ha) et nous avons concentré nos efforts sur les meilleurs terroirs. Nos vignes sont plantées sur la croupe tout autour du Château. Nous avons trois types de sols très définis : une zone calcaire rocheuse devant le Château notamment : il a même fallu 400 kilos d’explosif pour replanter le vignoble que Maurice Bon avait planté il y a 40 ans. Les plaques de roche affleurent les sols, il y a le plateau, et l’année prochaine, nous replanterons sur les strates de calcaire riches en fer. Nous utilisons trois porte-greffes différents avec les clones les plus qualitatifs, réintroduisons la Carménère, un cépage difficile que nous installons sur un coteau sud très caillouteux, nous avons aussi un peu de Petit Verdot. Cela augmente la complexité de nos Vins et la palette aromatique. On se fait donc vraiment plaisir avec son superbe Bordeaux Supérieur cuvée Eos 2006, de robe soutenue, avec une structure solide en tanins, aux arômes de baies rouges, structuré, un vin aux tanins riches qui se fondent bien. Le 2005 commence à peine à s’ouvrir, dense au nez comme en bouche, très équilibré avec ses tanins savoureux, au nez de fruits mûrs (myrtille). Très séduisante, la cuvée Eos blanc 2007 est tout en persistance, au nez subtil (fleurs blanches, fruits exotiques), un vin vif et rond à la fois, bien parfumé, tout en bouche. Le Château de Lugagnac classique 2007, de belle charpente, au nez complexe (groseille, violette...), est tout en rondeur, avec des arômes persistants de fruits rouges mûrs au palais. Excellent 2006, qui allie structure et fruité en bouche, de couleur rubis, aux tanins souples, au nez à dominante de petits fruits mûrs, d’excellente évolution. Il y a aussi le Bordeaux Château de Lugagnac blanc sec 2008, tout en fraîcheur, aux nuances de fleurs et de pêche, vif et souple à la fois, tout en bouche comme le rosé 2008, franc et parfumé, fondu au palais. À la suite, la gamme Bordeaux Tricépage, dont le rouge (Cabernet-Sauvignon, Merlot, Cabernet franc) tout en rondeur et fruité, est à boire sous la tonnelle. Très joli Tricépage rosé, avec des notes de fruits rouges frais, doté d’une belle fraîcheur. Le Tricépage blanc (Sauvignon gris et blanc, et Sémillon) d’une robe or pâle, au nez délicat de fruits blancs, est de bouche tendre. Superbe rapport qualité-prix et une multitude de récompenses obtenues.

    Château PANCHILLE

    Château PANCHILLE

    (BORDEAUX SUPÉRIEUR)
    Pascal Sirat

    33500 Arveyres
    Téléphone :05 57 51 57 39 et 06 17 49 77 63
    Télécopie : 05 57 51 57 39
    Email : siratpascal@aol.com

    Coup de cœur pour son Bordeaux Supérieur 2007, de bouche classique, intense, aux notes de cassis mûr et de fraise des bois, tout en arômes et structure, d’une belle ampleur, un vin corsé, très bien élevé. Beau 2006, de robe foncée et brillante, un vin tout en bouche, persistant et très bien équilibré, au nez complexe où dominent les fruits mûrs, parfait sur les grillades. Le 2005 de belle couleur, au nez de petits fruits rouges caractéristiques, d’un bel équilibre, est ample et riche, un vin bien charnu comme on les aime. Le Bordeaux Supérieur cuvée Alix, une sélection de vieilles vignes, très bien élevé en partie en fûts de chêne, mêle structure et finesse, charpenté, de bouche puissante, un vin gras et corsé, très harmonieux, de belle évolution.

    Château PARENCHÈRE

    Château PARENCHÈRE

    (BORDEAUX SUPÉRIEUR)
    Directeur : Richard Curty
    BP 57
    33220 Ligueux
    Téléphone :05 57 46 04 17
    Télécopie : 05 57 46 42 80
    Email : info@parenchere.com
    Site : www.parenchere.com

    Savoureux Bordeaux Supérieur cuvée Raphaël 2007, de bouche puissante, aux nuances de fruits rouges à noyau frais, charnu et bien classique, tout en bouche, de couleur profonde, aux tanins riches et savoureux à la fois, un peu de patience devrait affiner son potentiel. Le Bordeaux Supérieur 2006 est de teinte grenat, un vin aux nuances de cerise noire et d’épices caractéristiques, avec cette bouche chaleureuse, aux tanins savoureux, qui allie rondeur et structure, bien équilibré, d’une longue finale. Joli Bordeaux Clairet 2008, franc et fruité, un vin qui dégage des notes de fleurs fraîches et d’abricot, bien équilibré en bouche, très aromatique, tout en finesse. Très agréable blanc sec 2008, de jolie robe limpide, aux connotations subtiles d’agrumes et de fleurs blanches, une bonne harmonie fruit-acidité, idéal avec les huîtres.

    Château PASCAUD

    Château PASCAUD

    (BORDEAUX SUPÉRIEUR)
    M. Avril
    BP 12
    33133 Galgon
    Téléphone :05 57 84 32 11
    Télécopie : 05 57 74 38 62
    Email : chpascaud@aol.com

    Ce propriétaire sympathique propose ce beau Bordeaux Supérieur Réserve 2007, bien élevé en fûts de chêne (100% Merlot), riche en couleur comme en arômes, aux connotations de fruits rouges à noyau, intense au nez comme en bouche, un vin charpenté et savoureux, tout en nuances, au boisé harmonieux. Excellent 2006, qui poursuit son évolution, un vin coloré, aux arômes persistants de petits fruits rouges mûrs, avec des tanins souples et très équilibrés, un vin typé, comme à son habitude. Le 2005 est bien charnu comme il se doit, au nez riche dominé par les petits fruits noirs mûrs, tout en harmonie, un vin aux tanins soyeux et savoureux, d’excellente évolution. Le Bordeaux Supérieur Tradition 2007 (95% Merlot et 5% Cabernet franc) est corsé et parfumé, aux notes de prune et d’épices, aux tanins équilibrés et mûrs, de bouche ample.

    Château PENIN

    Château PENIN

    (BORDEAUX SUPÉRIEUR)
    Patrick Carteyron
    39, impasse de Couponne
    33420 Génissac
    Téléphone :05 57 24 46 98 et 06 07 43 15 74
    Télécopie : 05 57 24 41 99
    Email : vignoblescarteyron@wanadoo.fr
    Site : www.chateaupenin.com

    Superbe Bordeaux Supérieur Grande Sélection 2007, médaille d’Or au Concours général agricole à Paris, très bien élevé, de belle couleur, ample et bouqueté, corsé, aux tanins enrobés, harmonieux, de très bonne évolution. Excellent Bordeaux Supérieur rouge Les Cailloux 2007, bien charpenté, de robe foncée, parfumé, avec des senteurs de sous-bois et de griotte, aux tanins fermes et ronds à la fois, fondu, d’une jolie concentration en bouche mais également tout en finesse. Joli Bordeaux rosé 2009, de jolie teinte soutenue, à la fois souple et friand, avec cette touche épicée persistante, d’une belle finesse aromatique, souple et sec à la fois, bien équilibré, une belle expression de ce millésime. Goûtez le Château Penin Clairet 2008, plus rond, ample et gourmand et cette nouvelle cuvée Château Penin Nature, un vin vinifié et conservé sans ajout de soufre, qui se boit légèrement frais et révèle des arômes de fruits rouges originels et puissants, d’une structure tannique soyeuse, parfait sur les cuisines estivales.
    Millesimes
    Château PRIEURÉ MARQUETBORDEAUX SUPÉRIEUR Château PRIEURÉ MARQUET

    Château PRIEURÉ MARQUET

    (BORDEAUX SUPÉRIEUR)
    Famille Despujol

    33910 Saint-Martin-du-Bois
    Téléphone :06 17 19 41 45
    Télécopie : 05 57 49 41 70
    Email : fred.despujol@voila.fr
    Site : www.prieure-marquet.com

    Effeuillage et vendanges manuels, égrappoir, table de tri, fermentation malolactique et élevage en barriques... tout explique ce Bordeaux Supérieur rouge 2008, gras, avec des arômes de fruits cuits, de jolie robe brillante, un vin riche en bouquet comme en matière, dense et bien charnu. Excellent 2007, très réussi, riche au nez comme en bouche, légèrement épicé comme il se doit, un vin coloré et puissant. Plus intense, la cuvée Renaissance 2006, une sélection des meilleures vignes, est un vin dense, aux nuances de fumé, de violette et de fraise des bois, de belle robe soutenue, au nez légèrement épicé (poivre rose), aux tanins présents, d’excellente garde. Le 2005, médaille d’Or au Challenge international du vin 2007, est un vin de couleur profonde aux reflets violacés, avec des arômes aux nuances bien particulières de petits fruits mûrs (cassis, cerise noire...), de cuir et de truffe, un vin ample et complexe.

    Château du SIRON

    Château du SIRON

    (BORDEAUX SUPÉRIEUR)
    Annie Ginelli
    2, Le Siron
    33490 Saint-Martin-de-Sescas
    Téléphone :05 56 76 44 79
    Télécopie : 05 56 76 43 10
    Email : pierre.ginelli@wanadoo.fr
    Site : www.chateausiron.com

    Exploitation familiale (2e génération) de 57 ha sur sol graveleux et argilo-calcaire (50% Merlot, le reste en Cabernet-Sauvignon et une infime partie en Cabernet franc). Excellent Bordeaux rouge Château Le Siron 2007, médaille d’Or, au nez subtil, avec ces notes très caractéristiques et persistantes de fumé, de groseille et d’épices, tout en bouche, encore jeune mais prometteur. Le Bordeaux Supérieur Quercus 2006, très bien élevé, un vin au bouquet subtil et intense à la fois, dominé par l’humus et les petits fruits noirs frais, est ample et complexe. Tout en bouche, le 2005, avec des senteurs intenses de fruits surmûris, est gras et corsé, ferme et épicé, avec des tanins bien présents. Joli Bordeaux blanc sec, marqué par son Sauvignon, de belle robe brillante et limpide, aux notes d’amande et de bruyère, tout en fraîcheur. Le Bordeaux rosé est de jolie robe fuschia, au nez délicat d’agrumes et de fruits frais, tout en rondeur et fraîcheur.

    Château THURON

    Château THURON

    (BORDEAUX SUPÉRIEUR)
    Famille Lallement

    33190 Pondaurat
    Téléphone :05 56 71 23 92
    Télécopie : 05 56 71 01 89
    Email : contact@chateauthuron.com
    Site : www.chateauthuron.com

    Une place toujours très enviable et largement méritée dans le Classement 2010 pour cette propriété familiale depuis le XVIIe siècle d’environ 6 ha, dont le sol est formé de graves, d’argiles et de galets (60% Merlot, 30% Cabernet-Sauvignon et 10% Cabernet franc). Cultivée raisonnablement, avec une taille et un épamprage draconiens, la vigne produit une vendange qualitative, récoltée avec minutie à l’optimum de sa maturité. Vinifié de manière traditionnelle avec ses propres levures, ni collé, ni filtré, son Bordeaux Supérieur 2006, charnu, tannique, où dominent la fraise des bois bien mûre et l’humus, est parfait sur un onglet. Le 2005, médaille d’Or au Concours des Vignerons Indépendants, est de belle couleur, un vin corsé et bien typé comme on les aime, tout en parfum, avec ces nuances de sous-bois, de cassis et d’épices, aux tanins fermes et ronds à la fois, de très bonne garde. Dans la lignée, le 2004, médaille d’Argent est un vin avec beaucoup de structure, tout en bouche, très équilibré, au nez de cerise confite et d’humus, aux tanins mûrs. Le 2003 est une belle réussite, avec ces notes persistantes de fumé et d’épices, aux tanins puissants mais très fins, un vin complet comme nous les aimons. Goûtez la cuvée Prestige Saint-Martin-de-Monphélix, de bouche ample et parfumée, un vin à la fois puissant et fin, aux tanins amples. Le Cattleya de Thuron (le cattleya étant une race d’orchidée chère à Marcel Proust), est un très joli Clairet, sec et suave à la fois, qui associe la vivacité à l’élégance, de bouche subtilement parfumée et persistante, ample, à ouvrir sur une cuisine épicée.
  • Liqueurs : L’essence des esprits ou des fruits

     

    grande-chartreuse-02.jpgLes liqueurs de fruits

    Les liqueurs de fruits, obtenues par macération des fruits dans l’alcool durant plusieurs mois, stabilisation par le froid et addition de sirop, sont les plus riches en vitamines (gare au régime). La plus célèbre est la crème de cassis, que l’on mélange à tort et à travers avec du vin blanc en la proposant sous le nom de Kir, sans préciser que le véritable Kir, celui du Chanoine, ne se préparait qu’avec du Bourgogne aligoté. Les autres ne méritent que le nom de vin blanc-cassis. Goûtez-la aussi seule, pour elle-même.

    Le Cherry Brandy, obtenu par macération de cerises dans de l’alcool pratiquement pur, tient la dragée haute aux autres liqueurs issues de framboises, prunes ou mirabelles. Il faut le boire pur dans un verre frais, comme la plupart des digestifs à base de fruits rouges. En Suisse, on n’hésite pas à rajouter des arômes de chocolat pour proposer un “Chéri Suisse”, dont l’exploitation du nom semble manifeste. A ce propos, les contrefacteurs sont nombreux. La palme revient à la Maison Suze (liqueur de Gentiane, à boire surtout en apéritif), qui, depuis près de deux cents ans, voit sa bouteille (caractéristique pourtant) outrageusement galvaudée. Qu’elle se rassure, comme certains bijoutiers et couturiers, on ne copie que ce qui peut en valoir la peine, et c’est une manière comme une autre de faire parler de ses produits (souvenez-vous de sa publicité).

    La Chartreuse

    En voilà une dont le secret de fabrication est bien gardé. On ne compte plus les dents que se sont cassées des copieurs coquins. Usant de leur droit divin, les frères de Voiron manient l’humour et l’absolution devant les espions envoyés des quatre coins de la planète dans leur beau monastère de la Grande-Chartreuse en Isère. Mystérieuse comme le Saint-Esprit, appréciée par les vrais amateurs ou jalousée par ses concurrents (s’il en est), la Chartreuse draine à travers ses alambics le symbole même d’une vraie liqueur.

    Elaborée dans le plus total secret à base d’herbes, de plantes et d’eau-de-vie de vins exclusivement, distillée copieusement et parfaitement, rehaussée par du miel pur ou du sirop de sucre, vieillie en fûts de chêne de Russie qui, à l’inverse de ceux du Limousin (pour le Cognac), ne lâchent pas de matières colorantes, la Chartreuse demande à être dégustée religieusement, bien sûr. Présentée soit verte (c’est ma favorite), soit jaune, plus douce, âgée de trois années au moins ou auréolée d’un Vieillissement Exceptionnel Prolongé (VEP), elle est parvenue à se moquer, à travers les siècles, de la mode ou des habitudes des consommateurs.

    Preuve qu’un élixir de longue vie (les frères chartreux en proposent aussi) a quand même besoin d’un coup de pouce du Seigneur.

    Plus terre à terre, mais apparentée quand même à quelque ancien élixir de moine, la Bénédictine n’hésite pas non plus sur la subtilité de sa composition. Pas moins de vingt-sept plantes très aromatiques sont utilisées (noix de muscade, myrte, hysope, mélisse…), séchées et réparties en différentes distillations dont on ne conserve que le cœur.

     

    L’essence des esprits

    Plus nombreuses, les liqueurs à base d’esprits, c’est-à-dire d’extraits d’essences et d’arômes de fruits, plantes ou autres graines et racines, sont pour les meilleures mélangées à de grands alcools. A leur tête, la liqueur de la famille Cointreau. Elaborée à partir d’une macération d’écorces d’oranges douces et amères dans de l’alcool, d’une chauffe qui permet de catalyser les vapeurs aromatiques, redistillée rigoureusement en séparant la tête et les queues de la coulée, le Cointreau est l’une des liqueurs les plus subtiles qui soient, dont la finesse et la complexité d’arômes séduisent régulièrement les femmes (c’est une référence), comme les hommes. A noter qu’il faut le goûter aussi bien sec que sur des glaçons. Si la silhouette de la bouteille de Cointreau fait saliver les amateurs de nectar de plus de 150 pays, ce qui favorise aisément les rentrées de devises étrangères pour l’Etat comme les autres marques de liqueurs qui bénéficient de cet engouement, une autre petite a réussi son impact visuel.

    Vous l’avez deviné, je veux parler du Grand-Marnier. Comme le Cointreau, le Grand-Marnier est issu d’une macération d’écorces d’oranges dans de l’alcool, distillé, et cet alcoolat d’oranges est ensuite mélangé à du Cognac. Le Grand-Marnier reste en tout cas une des grandes liqueurs françaises mondialement connues. A tel point que les trois quarts de la production sont exportés, dont une bonne partie aux USA. Toujours les devises… La notoriété du Grand-Marnier est d’ailleurs telle qu’on a assorti cette adorable liqueur à tout un tas de produits, du meilleur au pire, des esquimaux aux crêpes suzette. Un Grand-Marnier se suffit pourtant à lui-même et se boit très bien sec.

    Chaque marque de liqueur possède en effet sa propre forme de bouteille, et voilà une bonne occasion de vous lancer dans une nouvelle collection. Sous mes yeux, défilaient donc les rondelettes (Monin’s, Bénédictine, Grand-Marnier, Freezomint de Cusenier), les carrées (Cointreau, une fraise des bois, Loghan Ora), ou les plus élancées (Chartreuse, Mandarine Impériale, Izarra, Marie Brizard). Sur une trentaine de liqueurs dégustées, je continue par celles qui m’ont le plus séduit. Du Mandarin (liqueur d’orange) au Freezomint (liqueur de menthe), qui rafraîchit le palais, en passant par l’Ambassadeur ou le Curaçao, issu d’écorces d’oranges, fin et fort à la fois. On raconte que cette dernière liqueur, qui doit son nom à une petite île du Venezuela, doit son origine à la colonisation de cet archipel des Antilles néerlandaises par les Hollandais (XVIe siècle), qui en rapportèrent de petites oranges amères. Le Curaçao est fabriqué de même manière que la plupart des autres liqueurs : séchage des écorces, puis infusion dans l’alcool, de douze à trente-six heures. Le mélange est ensuite distillé pour donner un alcoolat d’orange, qui est édulcoré et quelquefois coloré. Souvent mal connue, imitée dans le monde entier, la liqueur de Curaçao mérite une dégustation qui vous fera découvrir son élégance et la chaleur de ses arômes.

    A mieux découvrir aussi, une liqueur basque, l’Izarra, élaborée à base de plantes et de macération de fruits dans de l’Armagnac. Proposée en liqueur verte (48°, quarante-huit plantes), ou jaune (40°, trente-deux plantes), elle vaut aussi une bonne note de dégustation.

    Quelques autres liqueurs gagnent à être connues, comme Peter Heering, Café Kahlkua ou Get 27, une liqueur à base de menthe, qui se boit avec de la glace pilée. Très rafraîchissant.

    Sans m’étendre sur la finesse et la subtilité d’arôme de la liqueur Marie-Brizard, qu’il faut déguster avec de la glace pilée et qu’il n’est plus nécessaire de faire découvrir aux vrais amateurs que vous êtes, testez aussi la délicatesse des autres productions de cette maison en goûtant ses crèmes de banane, de noisette, de noix de coco, de pêche ou de cacao.

    Dans les liqueurs de fruits, j’aime bien la remarquable Mandarine Impériale, obtenue par macération d’écorces, filtration et apport de sucre, à humer impérativement en prenant son temps avant de l’avoir en bouche.

    Dans un autre style, la Maison Pagès conmercialise avec succès sa Verveine du Velay, fort digestive grâce aux nombreuses plantes, chères aux herboristes, qui entrent dans sa composition.

    Une dernière chose : la mode aidant, de nombreuses liqueurs sont utilisées dans la fabrication de cocktails. La plupart des liqueurs de ce guide sont dignes d’être approchées à part entière, surtout en digestifs, à un moment qui semble propice à une osmose parfaite entre le palais des amoureux de l’art de vivre et ces nectars qui fleurent bon leurs essences. Mieux vaut prendre son temps pour les déguster, les choisir, plutôt que de se satisfaire d’un quelconque pousse-café ou d’un mauvais Brandy. Vous y reviendrez.

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  • Les grands vins de Bandol

    Les grands vins de Bandol.

     

    Association Les VINS de BANDOL

    Association Les VINS de BANDOL

    (BANDOL)
    Michel Bronzo
    238, chemin de la Ferrage
    83330 Le Castelet
    Téléphone :04 94 90 29 59
    Télécopie : 04 94 98 50 24
    Email : association-vins-de-bandol@wanadoo.fr
    Site : www.vinsdebandol.com

    QUAND BANDOL SE DÉVOILE Rouge, couleur profonde Rosé, voluptueux, suave et nuancé Blanc, minéral, délicat, subtil À la fois symbolique et lumineuse, la nouvelle identité visuelle de l’appellation, proposée par l’agence marseillaise Ryck et Lola, met en images l’esprit même du BANDOL et les aspirations profondes de ses vignerons : rigueur et élégance pour un vin de collection. “Spontanément cette image s’est imposée, tout d’abord plus complexe, addition de sens, puis épurée lors de sa réalisation pour ne garder que l’essentiel, l’évidence, des gouttes de vin, des billes, des perles, la lumière, le reflet, des verres. L’homme façonne la matière pour la sublimer ; la lumière et l’ombre participent à ce processus. Le concept de cette image : un état en devenir”, souligne la photographe Sabine Santa Löys, à l’origine de cette création. “Ces billes de vin, de verres, de matière, ronde comme la terre et que l’on a envie de prendre dans ses doigts… C’est l’univers du vin et de la vie que l’on va mettre en mouvement”, ajoute Agnès Henry, vigneronne et présidente de la commission promotion des vins de BANDOL. L’année 2006 a vu enfin l’aboutissement d’un dossier prioritaire : La Maison des vins de BANDOL au Castellet, un lieu tant attendu des vignerons et destiné à devenir un véritable relais auprès de tous leurs publics avec la mise à disposition de fiches de parcours thématiques dans le vignoble (géologie, ethnologie…). L’année 2007, c’est l’ouverture d’un caveau unique des vins de BANDOL. Forts de ces deux atouts logistiques essentiels – Maison des vins et caveau – les vignerons de l’appellation mettront en place les bases des rencontres du Mourvèdre : dans un village au cœur du vignoble, deux journées d’échanges de connaissances et de dégustations réunissant autour des vignerons du BANDOL, professionnels du vin, universitaires, journalistes spécialisés et vignerons d’autres régions. Site : www.vinsdebandol.com

    la BASTIDE BLANCHEBANDOL la BASTIDE BLANCHE

    la BASTIDE BLANCHE

    (BANDOL)
    Michel et Louis Bronzo
    367, route des Oratoires
    83330 Sainte-Anne-du-Castellet
    Téléphone :04 94 32 63 20
    Télécopie : 04 94 32 74 34
    Email : bastideblanche@vinsdusiecle.com
    Site : www.vinsdusiecle.com/bastideblanche

    À la tête des Premiers Grands Vins Classés, et de loin (ce qui est très rare, dans les 3 couleurs). Le vignoble de 28 ha est planté tout en coteaux sur des parcelles aménagées en restanques pour une partie, sur des sols très profonds, graveleux et caillouteux de type argilo-calcaire. Michel Bronzo, Président du Syndicat des producteurs de Vins de Bandol de 1986 à 1990, est membre du Comité régional et du Comité national de l’INAO où il est responsable de plusieurs commissions, en particulier la commission nationale “Hiérarchisation”. En avril 2003, il est élu à la présidence de l’association Les Vins de Bandol qui regroupe l’ensemble des caves coopératives et des domaines. Il élève l’un des plus grands crus de la région, où la sagesse des prix s’allie à une structure et à une typicité hors-pair. Exceptionnel Bandol rouge cuvée Fontanieu 2005, issu du Mourvèdre planté sur un sol argilo-calcaire (rendements de 30 hl/ha, vignes de 35 ans), non filtré, coloré, aux arômes de fruits mûrs et d’épices, aux tanins denses, où prédominent en bouche la groseille confite et l’humus, un vin qui mérite de la patience comme en atteste le 2001 qui parvient à peine à maturité aujourd’hui, de couleur profonde, avec des arômes de fruits cuits, est très puissant au nez comme en bouche, un vin aux connotations de cassis et de poivre, alliant ampleur et matière, de bouche puissante et charnue, de grande garde. La cuvée Estagnol rouge 2004 (88% Mourvèdre sur terroir d’argile rouge, vignes de 40 ans en moyenne et élevage de 21 mois en foudres), est charnue, un vin avec ces notes intenses de petits fruits rouges surmûris et d'épices, charnu, coloré et parfumé, charpenté, aux tanins savoureux et denses, à déboucher sur une poularde en croûte au sel, par exemple. Le 2003 est marqué par ce nez à dominante de fruits rouges mûrs et de violette, un grand vin puissant, très complexe, aux tanins savoureux et très riches, très parfumé (cassis, épices, poivre...), d’une belle complexité en finale. Le Bandol La Bastide Blanche rouge 2005 (78% Mourvèdre, 22% Grenache, vignes de 35 ans, élevage de 18 mois en foudres), intense en couleur comme en arômes, racé et dense, d’une très grande complexité aromatique, est marqué par les fruits noirs (griotte, pruneau, avec ces nuances de kirsch et de poivre), associant finesse et concentration, aux tanins puissants. Le Bandol rosé est toujours le meilleur de l’appellation (44% Mourvèdre, 33% Cinsault et 23% Grenache, avec des vignes de 18 ans), médaille d’Or à Paris, de bouche friande dominée par l’abricot et l’orange, avec ce nez de fleurs fraîches et d’épices, très fin, parfumé et puissant, marqué par ses cépages, à découvrir sur des paupiettes de veau ou des gambas flambées. Le blanc 2007 (49% Clairette, 38% Ugni Blanc, 8% Bourboulenc et 5% Sauvignon, vignes de 19 ans en moyenne, élevage de 5 mois en cuves inox), est tout en finesse, aux arômes de fruits frais et de rose, un vin d’une belle élégance et d’une grande richesse aromatique en finale, à déboucher sur un poisson en papillote. Nombreuses récompenses obtenues et largement méritées.

    Château des BAUMELLES

    Château des BAUMELLES

    (BANDOL)
    Michel et Louis Bronzo
    367, route des Oratoires
    83330 Sainte-Anne-du-Castellet
    Téléphone :04 94 32 63 20 et 04 42 08 84 80
    Télécopie : 04 94 32 74 34
    Email : earl.bronzo@wanadoo.fr

    L’autre propriété de Michel Bronzo s’étend sur 12 ha de vignes d’âge moyen de 30 ans, plantées en coteaux sur un sol argilo-calcaire. On applique ici une méthode de culture traditionnelle biologique, bannissant les produits chimiques de synthèse, impliquant un travail du sol et l’utilisation de traitements uniquement à base de cuivre et de soufre ainsi qu’un apport en matière organique animale. Puissant Bandol rouge 2005 (90% Mourvèdre et 10% Grenache), un vin issu de petits rendements de 25 hl/ha en raison de son terroir aménagé en restanques, dont la vendange est bien évidemment manuelle avec un égrappage total, la cuvaison est longue, tout comme l’élevage de 22 mois en foudres. Tout cela donne un vin marqué par ces notes d’épices à dominante de fruits rouges mûrs et de violette, un très grand vin intense, riche et puissant, de grande évolution, à savourer sur une cuisine épicée comme un curry d’agneau. Le 2004, médaille d’Or au Concours général agricole de Paris 2007, aux nuances de fruits rouges mûrs caractéristiques (cassis, cerise noire) et de sous-bois, est coloré et très charpenté, subtilement épicé, puissant, aux tanins fermes, un millésime auquel il faut laisser du temps pour s’exprimer. Le Bandol rosé 2007 (53 % Cinsault, 33 % Mourvèdre, et 14 % Grenache, pressurage direct, terroir argilo-calcaire), associant richesse et souplesse, de bouche fruitée, avec ce nez de fleurs fraîches et d’épices, est onctueux et frais à la fois, avec ces notes d’orange et de mûre en finale, idéal sur un tagine

    Domaines BUNANBANDOL Domaines BUNAN

    Domaines BUNAN

    (BANDOL)
    Pierre et Paul Bunan

    83740 La Cadière-d’Azur
    Téléphone :04 94 98 58 98
    Télécopie : 04 94 98 60 05
    Email : info@bunan.com
    Site : www.bunan.com

    Au sommet. Pierre et Paul Bunan, secondés par leurs enfants, Claire et Laurent, peuvent être fiers du travail effectué avec acharnement qu’ils ont réalisé sur ces terres de Bandol, créant l’une des plus belles entités qui soient. Leurs 2 crus possèdent chacun une spécificité propre. Leur Bandol Château de La Rouvière rouge 2005 est très puissant en couleur comme en arômes, un vin qui fleure bon les fruits mûrs et les épices (mûre, cassis, poivre...), légèrement poivré en finale, aux tanins bien fermes et soyeux à la fois, auquel il faut laisser du temps pour s’exprimer. Beau 2004, où se mêlent les épices et les fruits rouges, riche en couleur comme en structure, qui poursuit sa bonne évolution comme ce 2003, de belle robe grenat dense, aux senteurs de fruits mûrs et d’humus, aux tanins présents, à la fois soyeux et riches. Le Château La Rouvière blanc 2006 est typé, au nez fin où l’on retrouve des notes de fleurs blanches et de noisette, de bouche ronde et persistante, à ouvrir sur une escalope de veau comme sur une friture. Le Château La Rouvière rosé 2006, très parfumé, est sec et gras à la fois, de bouche savoureuse, parfait sur une cuisine épicée. À la suite, leur Bandol Moulin des Costes rosé 2007 est toujours dans le peloton de tête des meilleurs vins rosés, suave comme il se doit, très fin, d’une douce onctuosité, aux nuances de fleurs fraîches et d’épices, un vin vraiment exceptionnel. Beau blanc Moulin des Costes 2007, d’une belle élégance et d’une grande richesse aromatique, de robe jaune clair, avec des notes de petits fruits secs et de tilleul.

    Domaine LAFRAN-VEYROLLESBANDOL Domaine LAFRAN-VEYROLLES

    Domaine LAFRAN-VEYROLLES

    (BANDOL)
    Claude Jouve-Férec
    2115, route de l’Argile
    83740 La Cadière-d’Azur
    Téléphone :04 94 90 13 37 et 04 94 98 72 59
    Télécopie : 04 94 90 11 18
    Email : lafranveyrolles@vinsdusiecle.com
    Site : www.vinsdusiecle.com/lafranveyrolles

    Cette propriétaire charmante dirige son petit domaine sur sol argilo-calcaire, créé par des dépôts santoniens d’origine marine, qui convient parfaitement aux cépages Cinsault, Grenache, Clairette et Mourvèdre. Aucun désherbage chimique pour ce superbe Bandol rouge Cuvée Spéciale 2005, issu d’une vendange non égrappée (95% Mourvèdre et 5% Grenache), foulée souplement, avant d’être mis en cuves de fermentation 4 à 7 semaines, sous contrôle de température, puis élevé en foudres de chêne de 18 à 24 mois. Un très grand vin, complet, aux tanins enrobés, charnu comme il se doit, riche et classique, de robe pourpre intense, parfumé (fruits rouges à noyau frais, cannelle, humus...), légèrement poivré en finale, d’évolution lente. Le Bandol rouge 2005 allie finesse et concentration, un vin riche, aux tanins puissants et soyeux à la fois, au nez persistant, typé comme il se doit, très équilibré, d’excellente évolution. Remarquable Bandol rosé 2007 (75% Mourvèdre, 15% Cinsault et 10% Grenache), d’un beau rose très pâle, légèrement épicé, de robe légère, associant nervosité et suavité, de belle finale, parfait sur une terrine de lièvre. Beau Bandol blanc (70% Clairette et 30% Ugni Blanc), avec cette touche d’acidité alliée à une rondeur agréable, un vin où s’entremêlent des notes persistantes d’agrumes mûrs et de chèvrefeuille.

    Domaine de L’OLIVETTE

    Domaine de L’OLIVETTE

    (BANDOL)
    Jean-Luc Dumoutier
    Chemin de L’Olivette
    83330 Le Castellet
    Téléphone :04 94 98 58 85
    Télécopie : 04 94 32 68 43
    Email : info@domaine-olivette.com
    Site : www.domaine-olivette.com

    Un domaine de 55 ha dans la même famille depuis le XVIIIe siècle. Ce propriétaire sympathique s’attache à laisser s’exprimer le terroir selon les millésimes et pratique bien sûr des vendanges manuelles pour ce superbe Bandol rouge 2004, très expressif du Mourvèdre, de couleur profonde et intense, aux notes de cassis, de prune et d’épices, aux tanins riches et savoureux, qui commence à s’ouvrir, de bouche soyeuse et dense. Superbe 2003, avec ces notes très caractéristiques et persistantes de fumé et d’épices, aux tanins puissants mais très fins, harmonieux, très équilibrés en finale. Le rouge cuvée Spéciale 2002 est un très grand vin, complet, aux tanins enrobés, charnu comme il se doit, riche et classique, de robe pourpre intense, parfumé (fruits rouges à noyau, cannelle, humus...), légèrement poivré en finale, d’évolution lente. Le Bandol blanc cuvée 2007 (Clairette, Ugni Blanc et Sauvignon) est très charmeur, ample, équilibré, où dominent les agrumes et le tilleul, de bouche persistante, tout en suavité, vraiment remarquable. Beau Bandol rosé 2007, cépages Mourvèdre, Grenache et Cinsault, de belle teinte, avec des notes d’orange et de fleurs blanches, ample, gras, idéal sur des mets épicés ou sur une terrine de lièvre.

    Domaine de TERREBRUNE

    Domaine de TERREBRUNE

    (BANDOL)
    M. Delille

    83190 Ollioules
    Téléphone :04 94 74 01 30
    Télécopie : 04 94 88 47 51
    Email : delillle@terrebrune.fr

    Au sommet avec ce Bandol rouge Terroir du Trias 2004, typé comme nous les aimons, charnu, très parfumé (cassis, humus, épices), un vin puissant, avec cette bouche bien corsée, d’évolution lente, très prometteur. Le Bandol rouge 2003, de bouche ample, d’une belle harmonie, est un vin aux arômes d’épices et de fruits noirs, équilibré et généreux, riche en structure, à ouvrir sur une daube.
  • Vins de Loire : mes coups de cœur

    Les vins de Loire avec vos mets :

    - Chinon, Bourgueil... S’il est jeune, avec une volaille ; s’il est parvenu à maturité, il convient aux viandes rouges, à un canard ou à un gibier cuisiné légèrement.
    - Coteaux-du-Layon. Des moelleux à déguster à l’apéritif, sur les charcuteries, avec un foie gras ou des fromages bleus. Goûtez-les sur un saucisson brioché ou un homard.
    - Sancerre et Pouilly-Fumé. Sec, nerveux et fruité, le blanc se goûte avec les fruits de mer, les rillettes, l’andouillette au vin et les poissons. Le rosé s’adapte à toutes les charcuteries, et le rouge à un canard ou à une dinde aux marrons.
    - Saumur. Un blanc sec et floral, idéal sur une côte de veau ou des rillons, et des rouges que la plupart des dégustateurs apprécient avec du mouton, un magret, voire un faisan pour un millésime plus ancien. Goûtez aussi les Crémants, très fins.
    - Touraine et Mareuil. Des vins frais et fruités, qui se boivent avec des rillons quand ils sont jeunes (pour les rosés et rouges), puis sur une volaille, des pigeonneaux, du veau grillé. Le blanc se marie avec les mêmes plats que les vins de Saumur.
    - Vouvray. Comme le Muscadet, des blancs secs pour les fruits de mer et les poissons. Les moelleux sont bien typés, frais et fruités à l’apéritif ou avec les charcuteries du pays. N’oubliez pas les Crémants.

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    Domaine Les PINS

    Domaine Les PINS

    (BOURGUEIL)
    Pitault Landry et Fils

    37140 Bourgueil
    Téléphone :02 47 97 47 91
    Télécopie : 02 47 97 98 69
    Email : philippe.pitault@wanadoo.fr

    Belle valeur sûre avec leur Bourgueil Vieilles Vignes 2005, très typique du Cabernet franc planté sur sol argilo-calcaire, un vin puissant aux tanins très équilibrés et fondus, charnu et concentré, aux notes de cassis, de framboise mûre et d’épices, d’excellente évolution. Le 2004 est très complexe, d’une jolie robe grenat, aux tanins riches et souples à la fois, au nez persistant où dominent des notes de myrtille et d’épices, de bouche ample. Le 2003 se goûte parfaitement, aux senteurs de prune et de poivre, un vin bien typé, complexe et parfumé en bouche.

     

    Yves PROVOST et Fils

    Yves PROVOST et Fils

    (MUSCADET)

    Le Pigeon Blanc
    44430 Le Landreau
    Téléphone :02 40 06 43 54
    Télécopie : 02 40 06 47 10
    Email : muscadet.provost@orange.fr

    Ce Muscadet de Sèvre-et-Maine sur lie cuvée Vieilles Vignes 2006 est de bouche florale, légère et ronde, tout en charpente, au nez complexe, un vin à déguster sur un poisson de rivière, équilibré en acidité, charmeur comme le Muscadet Clos Saint Vincent des Rongères Muscadet de Sèvre et Maine sur lie Vieilles Vignes 2007, tout en fruité et en finesse, souple, aux arômes subtils de fleurs blanches et de poire. Très bon Muscadet Sèvre-et-Maine sur lie 2007, au nez de pomme, classique.
    Clos du VIGNEAU

    Clos du VIGNEAU

    (SAINT-NICOLAS-DE-BOURGUEIL)
    Anselme Jamet et Fils
    Le Clos du Vigneau - BP 6
    37140 Saint-Nicolas-de-Bourgueil
    Téléphone :02 47 97 75 10 et 02 47 97 92 28
    Télécopie : 02 47 97 98 98
    Email : closduvigneau@vinsdusiecle.com
    Site : www.vinsdusiecle.com/closduvigneau

    Six générations de viticulteurs se succèdent ici depuis 1820. Le terroir est composé de sables et de cailloux appelés “graviers”, un type de terrain qui se réchauffe très vite et donne des vins souples, légers et fruités. Les 22 ha de vignes sont plantés en Cabernet franc, dont le rendement moyen de 55 hl/ha est volontairement limité. Les fermentations se déroulent dans une cuverie Inox thermorégulée offrant des garanties d’hygiène sanitaire irréprochables. Le vin y reste de 3 à 5 mois, puis est ensuite descendu en cave, où il se fera à son rythme dans des tonneaux en bois permettant une parfaite oxygénation. Beau Saint-Nicolas-de-Bourgueil rouge Les Dames du Temps Jadis 2006, Cabernet franc issu de vignes de 60 à 80 ans, élevé en fûts de chêne durant 9 mois, un vin au bouquet très développé avec des senteurs épicées, plein en bouche, charpenté, très équilibré, avec des nuances de groseille et de prune, d’une belle persistance, très charmeur. Le Saint-Nicolas-de-Bourgueil Clos du Vigneau 2007, pur Cabernet franc issu de sols de sable et de graviers, est généreux, ferme, à dominante de pruneau et de cannelle, de bouche fondue. Excellent Saint-Nicolas-de-Bourgueil d’Or Ange 2006, sol de graviers, vieilles vignes de 35 ans, vendanges mannuelles, charpenté, harmonieux, bien caractéristique de ce que doit être un vin de cette appellation, puissant mais souple, bien structuré, aux tanins fondus, de robe soutenue, avec des arômes de groseille et de mûre, tout en bouche, de bonne garde.
    Domaine DOZON

    Domaine DOZON

    (CHINON)
    Laure et Jean-Marie Dozon
    52, rue du Rouilly
    37500 Ligré
    Téléphone :02 47 93 17 67
    Télécopie : 02 47 93 95 93
    Email : dozon@terre-net.fr
    Site : www.domaine-dozon.fr

    Jean-Marie Dozon, et sa fille Laure, symbolisent fort bien ce qui nous est cher dans notre domaine : la garantie de vins de terroir associée à une convivialité réelle. Le vignoble de 24 ha se situe sur coteaux argilo-siliceux et argilo-calcaires exposés au sud et protégés au nord et à l’est par un massif boisé. Les vieilles vignes sont en non-culture, le paillage est pratiqué depuis 1975, alors que les autres vignes sont en enherbement naturel. Cueillette manuelle, effeuillage, tri, vinification soignée et élevage en fûts de chêne expliquent aussi le niveau qualitatif. De nouvelles étiquettes, plus modernes, soulignent leurs vins de terroirs avec, pour chacune, un pictogramme qui l’illustre : la bruyère pour le Clos du Saut-au-Loup ou les baies de prunelles pour le Bois Joubert. Savoureux Chinon Laure et le Loup 2005, sélection des plus vieilles vignes de 60 à 70 ans, tout en finesse des tanins et complexité des arômes, vinification très traditionnelle, 5 semaines de macération et 18 mois d’élevage en cuves, charnu, avec des notes de groseille surmûrie, souple et bien corsé, bien ferme en bouche, ample, parfumé. Le Chinon Clos du Saut-au-Loup 2007 est de robe rubis profond, d’une grande concentration aromatique avec des nuances persistantes de violette et de framboise mûre, un vin gras, épicé, tout en bouche. À leurs côtés, ce Chinon Le Bois-Joubert 2006, provenant d’un lieu-dit de 4 ha sur un coteau argilo-calcaire, de robe grenat, charpenté, de bouche persistante, au nez de fruits mûrs, avec des tanins souples et très équilibrés, d’une jolie finale. Le Chinon blanc 2007, de jolie robe bouton d’or, aux arômes intenses de fleurs blanches, d’abricot, est de bouche ronde et minérale.
    Château de TARGÉ

    Château de TARGÉ

    (SAUMUR-CHAMPIGNY)
    Édouard Pisani-Ferry

    49730 Parnay
    Téléphone :02 41 38 11 50
    Télécopie : 02 41 38 16 19
    Email : edouard@chateaudetarge.fr
    Site : www.chateaudetarge.fr

    Belle demeure flanquée de 4 tours à flanc de coteau, et un domaine superbement situé sur la partie particulièrement calcaire qui domine la Loire. Vignoble de 21 ha (96 % de Cabernet franc et 4 % de Cabernet-Sauvignon), et 3 ha en blanc (Chenin). Édouard Pisani-Ferry obtient chaque année le label “Terra Vitis” depuis 2000 (organisme indépendant vérifiant le respect de l’environnement suivant une charte et, depuis décembre 2004, le domaine est accrédité au titre de l’Agriculture raisonnée), notamment grâce à un travail du sol (cavaillon) sur pratiquement tout le vignoble avec un enherbement au milieu. Coup de cœur pour ce Saumur-Champigny Targé 2006, médaille de Bronze au Concours des Grands Vins de Mâcon 2008, un vin puissant et très harmonieux, bien typé, au nez de fruits mûrs (cassis), bien tannique, de bouche à la fois puissante et ronde, de garde, à ouvrir sur un salmis de palombes. Beau Saumur Fresnettes blanc 2006 (Chenin, issu de tris sur de petits rendements et d’un élevage total en barriques), tout en bouche, au bouquet persistant de fleurs fraîches et de fruits secs, d’une finale suave, tout en harmonie, très bien vinifié. La cuvée Ferry 2005 est un vin dense, aux tanins présents, très harmonieux et puissants, au bouquet subtil et ample (violette, pruneau), long en bouche, à déboucher sur un confit.

     

    Château MARIE DU FOU

    Château MARIE DU FOU

    (MAREUIL)
    Jean et Jérémie Mourat

    85230 Mareuil-sur-Lay
    Téléphone :02 51 97 20 10
    Télécopie : 02 51 97 21 58
    Email : chateau.marie.du.fou@wanadoo.fr
    Site : www.mourat.com

    Au sommet. La famille Mourat est devenue une référence dans la région, avec des vins qui associent personnalité et un rapport qualité-prix-plaisir indéniable comme le prouve ce Mareuil rouge 2006, provenant du Pinot Noir, du Pinot fin de Pernand (Cabernet franc) et du Cabernet-Sauvignon (élevage partiel en fûts de chêne), bien parfumé, bien charpenté comme il se doit, au nez subtil et intense à la fois, avec ces notes de fruits à noyau, de bouche fondue, d’excellente évolution. Leur Mareuil blanc 2007 (Chenin et Chardonnay, macération pelliculaire et pressurage pneumatique, débourbage à froid, une partie des moûts est ensuite fermentée en fûts de chêne), la perle rare du vignoble, suave et vif à la fois, tout en bouche, tout en charme, aux senteurs de noix fraîches, à apprécier sur un saumon grillé. Le Mareuil rosé 2007, issu d’une saignée des Pinot Noir, Gamay noir et Cabernet-Sauvignon, de belle robe framboise, est un vin tout en arômes, de bouche friande.
  • Un vin, un vrai

    auteur.jpgIl faut savoir choisir entre le fait d’encenser les vins “dopés” et celui d’aimer les vrais vins, tout simplement, ceux dans lesquels on retrouve aussi bien la force du terroir que la main de l’homme.

    Lutter contre la mondialisation du goût
    On se bat contre la mondialisation de la “malbouffe”, et pour le vin c’est encore plus fonda­mental et plus réel. Un vin français ou étranger qui n’est fait qu’à l’aide de vinification ultra-sophistiquée n’a aucun intérêt. Quel sens cela a-t-il de ne mettre en avant que le côté technique ? Ce n’est pas un gage de qualité, et encore moins celui de laisser s’exprimer la Nature que d’utiliser à tort et à travers des techniques à manier avec beaucoup de précaution. Certes, les vins ont changé (pas tant que cela, en fait), se sont assouplis, se sont dépoussiérés de leurs mauvais goûts et sont beaucoup plus garants d’une véritable régularité qualitative. Pourtant, celle-ci ne doit pas être, comme se plaisent à le faire certains, l’occa­sion de dépersonnaliser les crus, de “lisser” les terroirs, sous prétexte de glaner des bonnes notes auprès de tel ou tel “critique” du moment. Un vin digne de ce nom, c’est simplement un vin qui procure du plaisir, un moment où l’esprit et le corps sont en osmose, la même que peut inciter un regard devant toute autre forme de beauté et de création, artistique, philo­sophique, humaine ou sportive.


    Le respect des autres en rejetant l’indécence
    En parallèle, on est loin du temps de l’arrogance (voir aussi Introduction Bordeaux). Il faut avouer qu’il devient risible (une sorte de fin de régime) de constater que quelques-uns, qui proposent un vin trop cher, en perte de marché, sont encore dans une démarche où l’on se moque des consommateurs. On voit que certains grands chefs en reviennent (c’est tout à leur honneur) comprenant que l’on ne peut plus, aujourd’hui, continuer de vendre des plats à des prix indécents. Il en va de même dans le vin, à l’exception de quelques très rares bouteilles (une dizaine ?) qui nagent dans un monde de luxe et non plus dans celui de la bouche, là où le prix n’est plus le simple révélateur de qualité. L’époque n’est plus à la frime, et ceux-là doivent accepter de faire comme les autres, c’est-à-dire de “mouiller la chemise” pour vendre leurs produits. Quand on voit le dynamisme et le savoir-faire commercial (c’est-à-dire proposer un vin à un prix cohérent, du plus modeste au plus grand) de nombreuses appellations françaises moins connues et d’un bon nombre de pays étrangers, on comprend que quelques grands crus dont la notoriété est aujourd’hui dépassée puissent se faire des soucis.

    Les producteurs de vin qui ne pensent qu’à augmenter leur prix, à récolter une bonne note en maquillant leur vin, à adapter un vin selon la mode, n’ont aucun intérêt. À quoi bon faire un vin sans plaisir ? Ne vaut-il pas mieux encenser l’effort et le talent que la “gonflette” et la triche ? Quel est le champion le plus estimable : celui qui se “dope” ou celui qui gagne parce qu’il est le meilleur ? Élever un vin, c’est faire preuve d’humilité. L’humilité, c’est une nature, pas un objectif de marketing. Il y a des producteurs de vins très chers qui méritent le respect. D’autres se croient supérieurs aux autres, et le montrent.


    Défendre la typicité en rejetant le dopage
    Les vins “putassiers” existent toujours car il y a des acheteurs qui se font “bluffer”, mais il y a un revers à la médaille. Le phénomène “vin de garage” se tasse, car l’on se rend compte que ces vins ne tiennent pas la distance. La déception est grande, mais beaucoup plus infime en comparaison de celle d’un consommateur qui a payé une bouteille aujourd’hui sans intérêt à plus de 200 ou 300 e. Si l’on veut être respecté, il faut respecter les autres, en l’occurrence les consommateurs. On fabrique donc (quel autre mot pourrait-on employer ?) ici ou là des vins maquillés, produits comme un drink ou un cocktail. Certains choisissent de faire un vin qui plaît à tout le monde, qui a un goût uniforme, où on se contente de mettre parti­culièrement le cépage en avant, et c’est bien la preuve que l’on veut escamoter le terroir, ou tout simplement que l’on n’en a pas ! À ce jeu, on ne peut d’ailleurs pas lutter contre les multinationales du vin. Raison de plus pour ne pas le faire.

    À quoi bon surconcentrer les vins, ajouter des levures aromatiques à outrance, un élevage 100 % (voire 200 %) en barriques neuves quand l’élevage ne doit être qu’un apport, ajouter des copeaux de bois, pratiquer démesurément l’osmose inverse, le micro-bullage ou la micro-oxygénisation, filtrer de plus en plus… Tout cela dépersonnalise les vins et les « aseptise », ces vins encensés par certains, vendus à des prix inadmissibles grâce à cela, ne valent plus tripette au bout de 3 ans quand on les sert dans un verre. Il y a donc de quoi sourire sur ce phénomène de « vins de mode ». Comme les OGM, il y a donc ces « VVM » (Vins Vinifiquement Modifiés). À prendre avec humour, bien que ce ne soit pas bien drôle.


    On a donc fait des vins de dopage, un point c’est tout. Cela veut tout simplement dire qu’il faut vivre avec la nature, accepter ses aléas, profiter justement des nouvelles techniques pour mieux les combattre, mais toujours différencier chaque ­millésime, lui rendre son style, et les techniques ostentatoires ne servent pas à grand-chose si l’on n’a pas un terroir. La priorité, c’est laisser s’exprimer son terroir, en respectant la vigne, en limitant les rendements, en pratiquant la lutte raisonnée, en laissant faite la nature, qui n’a besoin de personne… Un bon vigneron, qui fait un bon vin, n’a pas besoin de se justifier ou de se déjuger. Quand on a chance de pouvoir sortir de son terroir un Sancerre « minéral », un Châteauneuf-du-Pape épicé, un Pomerol qui sent la truffe, un Sauternes issu du Botrytis… on n’a pas besoin de tricher. On a besoin ensuite de le faire savoir, de communiquer, d’expliquer pourquoi tel terroir donne à son raisin, puis au vin, ce goût de poivre ou de cannelle, tel autre celui du chèvrefeuille ou du cassis. L’usage de la barrique peut être incontestablement un plus, encore faut-il savoir le maîtriser.

    La mascarade des concours ou des primeurs
    Donner son avis sur un grand cru 2008 de Bordeaux trois mois après les vendanges, ce n’est que de l’esbroufe. On se trouve face à des vins non finis dont le but est de rafler des éloges, des “étoiles”, des notes de “95 sur 100” ou “17 sur 20” (et plus, hélas), uniquement pour pouvoir se vendre vite et cher. Qui peut oser prétendre savoir ce que donnera un vrai grand cru au moment où il vient juste d’être abruti par le début de son élevage en barriques ?

    C’est une mascarade, à laquelle certains critiques qui s’y prêtent feraient mieux d’apprendre l’humilité au lieu de donner des conseils. On nous explique même très sérieusement qu’il faudra boire le vin en 2009 ou en 2020. Certains propriétaires feraient bien également de voir à long terme, revenant à plus de réserve, en freinant ces dégustations trop précoces, qui les desservent plus qu’autre chose. On ne me voit donc pas dans le carnaval des dégustations des “primeurs”, par exemple. Idem pour les “concours” qui mélangent des vins jeunes, français et étrangers, totalement différents, favorisant ainsi les vins de vinification plutôt que le terroir, qui a besoin de temps pour s’exprimer. Pour les sélections de mon Guide, il n’y a pas de dégustations factices ou arrangées : je ne déguste que des bouteilles capsulées afin d’éviter ces trop jeunes cuvées de concours spécialement arrangées pour bien sortir. Sinon, je déguste sur place, au château, directement dans les fûts, au hasard.

    L’évolution des vins
    Le paradoxe (ou plutôt, le fait que le hasard n’existe pas), et c’est une évidence que quelques “dégustateurs” ne peuvent pas assimiler, faute de recul, c’est que les très grands vins, de toute la France, que l’on goûtait il y a 25 ans n’ont pas tellement changé, ils étaient bons et ils le sont toujours, avec cette empreinte très forte de leur terroir. C’est la différence inimitable entre les très grands vins racés et les autres bons vins que ce soit en Bourgogne, à Bordeaux, dans la Loire, en Champagne ou ailleurs. Est-ce les vins ou nous-mêmes qui changeons ? J’ai commencé dans le Val de Loire et il y avait déjà autant de bons vins de Chinon ou de Saumur-Champigny, et les meilleurs producteurs sont souvent les mêmes. Il n’y a plus de mauvais goût, souvent dûs à des mauvaises barriques ou à des raisins peu mûrs, et voilà tout. Le nombre de “marques”, de châteaux, de domaines, a explosé dans ce laps de temps, puisque, auparavant peu de propriétaires vendaient réellement leur production directement. Il ne faut pas faire d’amalgame. La première chose à comprendre, c’est que la consommation a évidemment changé mais, contrairement à ce que l’on peut ­prétendre, on ne boit pas réellement moins de vin, mais on ne boit plus les vins de bas de gamme, on s’intéresse aux appellations contrôlées, notamment, aux vrais bons vins, à ceux qui ont une “âme”. Les vins sont devenus plus intéressants, on s’informe plus, les consommateurs sont devenus plus matures et s’intéressent plus à ce qu’ils ont dans leur verre (ou dans leur assiette).

    Les viticulteurs – j’aime mieux le terme de vignerons – ont évolué eux aussi. Ils l’ont fait comme d’autres professionnels dans différents secteurs, commerciaux, tertiaires ou industriels, tout naturellement, en mettant à profit les nouvelles connaissances mises à leur disposition. Les producteurs n’ont pas modifié leur façon de vinifier ou d’élever leurs vins pour faire plaisir aux consommateurs comme le prétendent certains, notamment ceux qui tentent d’imposer un vin standardisé. Il est inexact de dire que l’on produit des vins adaptés au goût des consommateurs. La typicité est au contraire revendiquée.

    Le goût du vin
    Pour moi, le vin n’a jamais été une boisson. Si l’on a soif, il y a l’eau. Le vin, c’est bien un art à part entière. Nul ne peut apprécier un Picasso ou un Van Gogh, le jazz ou l’opéra, une sculpture, une culture différente de la sienne sans un minimum de connaissance. On ne peut aimer les uns et les autres que si l’on comprend le pourquoi des choses et la passion humaine. Et bien, pour le vin, c’est pareil : il faut expliquer pourquoi un Chinon ne ressemble pas à un Gigondas, expliquer le terroir, le cépage, l’alliance de l’un et de l’autre, il faut expliquer encore que le Cabernet franc est différent du Grenache, et conseiller, c’est fondamental, l’accord des vins et des mets, selon les habitudes régionales, les gens, l’humeur… Ce qui compte, c’est l’originalité. En dégustation, un consommateur doit pouvoir reconnaître un Saint-Émilion, un Châteauneuf-du-Pape de par cette diversité des cépages si bien adaptés aux différents terroirs français. La force du vin, c’est d’être un produit vivant et convivial. C’est donc un art de vivre, celui d’aimer la force de la nature, de rêver en lisant quelques vers de poésie, de partager un nectar, en sachant que la qualité passe par la diversité, que l’extase est la même avec un très grand cru ou un vin modeste, puisque seuls comptent le plaisir de l’instant et celui du goût et du partage. Ce goût du vin, c’est avant tout culturel, c’est une question de mémoire collective avec une histoire, une tradition, ce que ne pourra jamais offrir un vin “fabriqué”, français ou étranger.


    À mes débuts, Émile Peynaud, avec lequel j’ai appris pas mal de choses essentielles, avait écrit un formidable livre justement intitulé le Goût du Vin. C’est avec de tels écrits, comme cet autre extraordinaire Histoire de la Vigne et du Vin en France, de Roger Dion, que l’on comprend pourquoi le vin est l’emblème d’une civilisation, celui d’un raffinement et d’une intelligence, celui d’une osmose entre la nature et l’homme. Le vin, c’est une culture, et donc un véritable patrimoine qui vaut la peine d’être défendu. Il faut soutenir le travail des vignerons qui vont dans le même sens, qui partagent cette même éthique, à savoir le respect de la nature, du terroir, de l’homme, et le plaisir du vin. Ils font un vin à leur image et doivent ensuite faire passer leur message auprès des consommateurs en leur démontrant pourquoi leur propre vin est différent de celui du voisin, pourquoi le vin sent la framboise, la griotte, comment s’exprime un terroir de marnes kimmeridgienne à Chablis, de silex dans la Loire, de molasses calcaires ailleurs, de “crasse de fer” dans le Libournais…

    Un vin, un vrai
    Ce qui différencie un vrai vin (le prix n’entre pas en compte alors) d’un simple produit aseptisé, rouge ou blanc, c’est donc ce qu’il nous apporte : le plaisir. Et l’on ne se fait pas plaisir quand on débouche certains vins “modernes” ou à la mode. L’abus de la barrique neuve en est un exemple type. Rares sont les vrais grands vins qui dépassent 50 à 70 % de barriques neuves, et, eux, ont un terroir qui permet de sortir des vins qui “tiennent” autant de pourcentage de fûts neufs. Il est aisé de comprendre qu’un élevage à 100 % en barriques neuves ne peut que produire des vins trop boisés, imbuvables, certains à la limite de l’écœurement à cause, en plus, d’une concentration à outrance. Quel intérêt de boire un vin de Bordeaux qui aurait le même goût qu’un vin du Languedoc, de Chine ou d’Australie. Le vin, ce n’est pas cela, ce n’est pas un jus de bois mais un jus de raisin. Il faut qu’il garde son fruit et de la finesse. Quand on a la chance de pouvoir sortir de son sol un Sancerre “minéral”, un Châteauneuf-du-Pape épicé, un Pomerol qui sent la truffe, un Chambertin marqué par la griotte, un Sauternes issu du Botrytis, un Champagne où la craie apporte cette élégance… on n’a pas besoin de tricher. On a besoin ensuite de le faire savoir, d’expliquer pourquoi tel terroir donne à son raisin, puis au vin, ce goût de poivre ou de cannelle, tel autre celui du chèvrefeuille ou du cassis.

    Le vin, c’est comme la vie : un peu de poésie, l’empreinte d’une origine, quelques notes de souvenirs, un zeste de sensualité, de la mesure et du respect. Il faut aussi être sensible à tous les vins, aller sur place, dans toute la France, et ne pas se contenter de dégustations mondaines, qui masquent la réalité du terrain.

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