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terroir

  • Le Classement 2010 des meilleurs vins d'Alsace

     

    10.jpgEn Alsace, le millésime 2008 est nettement plus réussi que le 2007, particulièrement difficile (il y a de rares exceptions), les 2006, 2005, 2004, 2002 et 2001 sont savoureux, le 2003 a été plus délicat à vinifier (en Vendanges Tardives, misez sur les 2006, 2004, 2001, 2000, 97 ou 89). Il existe une réelle convivialité des hommes de la région et leurs vins atteignent une typicité rare, procurant la joie du vin, à des prix qui ont tendance à monter. Attention à la complexité des terroirs, voire à l’amalgame entre des crus et des lieux-dits.

    Dans cette région magnifique, le vin est intimement lié à la convivialité des hommes, et on se fait vraiment plaisir, de Colmar à Riquewihr, d’Andlau à Turckheim, en poussant les portes des vignerons ou des winstubs, ces “pièces à vin” où l’on débouche avec gourmandise des cuvées les unes plus typées et savoureuses que les autres. On n’a rarement réussi à “copier” les vins de la région, tant l’osmose entre les cépages et les terroirs est forte. La gamme est riche, du vin le plus léger à celui où l’opulence prédomine, en passant par de grands vins liquoreux et des Crémants très réussis. De quoi exciter ses papilles.

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    PREMIERS GRANDS VINS CLASSÉS

    RIESLING
    GRESSER
    Georges KLEIN
    MUHLBERGER
    SCHAEFFER-WOERLY
    SCHLÉRET
    ZOELLER
    Émile BEYER
    Ch.et D.FREY
    Gérard METZ
    REINHART
    Aline et Rémy SIMON
    BLANCK
    René FLECK
    HARTMANN
    JUNG
    Willy ROLLI
    Edgar SCHALLER
    GEWURTZTRAMINER
    Claude BERGER
    Henri BRECHT
    Fernand ENGEL
    HAEGI
    HUGEL
    Cave HUNAWIHR
    (ZIND-HUMBRECHT)
    DUSSOURT
    FRICK
    GILG
    HAULLER
    HUBER et BLÉGER
    (FREYBURGER*)
    KIEFFER
    Paul KUBLER
    (Odile WEBER)
    TOKAY PINOT BLANC
    FRICK (PB)
    SCHLÉRET
    Henri BRECHT
    Willy ROLLI
    Fern. ZIEGLER (PB)
    Francis BECK
    Charles FAHRER
    HEBINGER
    (Émile HERZOG)
    MATERNE-HAEGELIN
    SALZMANN-THOMANN
    SCHOENHEITZ
    SAINT-RÉMY
    WUNSCH-MANN
    CREMANTS PINOT NOIR
    Claude BERGER (PN)
    DUSSOURT
    Fernand ENGEL (PN)
    GILG
    Georges KLEIN
    Ch.et D. FREY (PN)
    REINHART
    Aline Rémy SIMON
    BESTHEIM
    Claude BLÉGER
    (Jean-Louis KAMM)
    André RIEFFEL
    VENDANGES TARDIVES (et SGN)
    GRESSER
    HAEGI
    HAULLER
    Cave HUNAWIHR
    KIEFFER
    MUHLBERGER
    SCHAEFFER-WOERLY
    ZOELLER
    BESTHEIM
    Fernand ENGEL
    Ch.et Dom. FREY
    HARTMANN
    Gérard METZ
    SCHLÉRET
    Claude BERGER
    DUSSOURT
    René FLECK
    Paul KUBLER

     

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  • Dans la Loire, des vins superbes, racés, qui bénéficient d'un formidable rapport qualité-prix-typicité !

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    Henry NATTERSANCERRE Henry NATTER

    Henry NATTER

    (SANCERRE)
    Henry et Cécile Natter
    Place de l'Église
    18250 Montigny
    Téléphone :02 48 69 58 85
    Télécopie : 02 48 69 51 34
    Email : info@henrynatter.com
    Site : www.vinsdusiecle.com/henrynatter
    Site : www.henrynatter.com

    À la tête des Premiers Grands Vins Classés, dans les 3 couleurs, ce qui est très rare. Ici, sur 23 ha, on cultive la chaleur humaine avec le même soin que l’on apporte aux vignes, privilégiant la faune et la flore, les “couvant” pour en extraire leur quintessence et les laisser s’exprimer au mieux, au cours d’un élevage parfaitement maîtrisé et traditionnel. Ces propriétaires passionnés ont en effet à cœur de faire découvrir les subtilités de leur environnement, leur terroir et leur travail, afin que chacune de leur bouteille soit une source de convivialité. Leur fille, Mathilde, travaille avec eux, son frère, Auguste, s’occupe plus de la cave. Exceptionnel Sancerre blanc L’Expression de Cécile “L’Essence des Terres Blanches” 2007, disponible uniquement en magnum afin de peaufiner son vieillissement, d’une grande finesse avec beaucoup d’expression, suave, au bouquet complexe où s’entremêlent des notes d’amande, d’abricot frais et de bruyère, un vin harmonieux, riche et fin à la fois, idéal sur des coquilles Saint-Jacques. Le Sancerre cuvée François de la Grange 2008, où s’entremêlent des notes d’amande et de fleurs blanches, est tout en rondeur, avec une note de fraîcheur qui lui est caractéristique. Superbe 2007, qui a toutes les qualités d’un vin de garde, issu des vieilles vignes, dense grâce à son élevage d’un an en foudre, avec un boisé très fondu, car ici on privilégie la délicatesse des Vins. Il dégage des arômes très suaves de réglisse, de menthe, de fleur d’oranger et de vanille. Le 2006, charmeur, aux arômes intenses, suave, très harmonieux, subtil et puissant à la fois, où s’entremêlent les fruits mûrs et les fleurs fraîches, parfait sur des écrevisses. Le Sancerre rouge cuvée l’Enchantement 2008 (vinification et élevage en fûts de chêne), concentré, équilibré, corsé, bien structuré, aux tanins riches, de robe soutenue aux reflets violets, avec des arômes de groseille et de mûre, tout en bouche, idéal sur un petit gibier. Leur Sancerre rosé 2009 est toujours le meilleur de l’appellation, d’une grande finesse aromatique, au nez où dominent les fruits frais, la rose et le coing, subtil, d’une grande persistance en bouche avec des nuances de fraise des bois. Excellent Sancerre blanc classique 2008, issu du terroir des terres blanches, de belle teinte brillante, d’une belle harmonie, aux arômes de zeste d’orange, de fruits confits, notamment de pamplemousse, souligné d’une trame végétale d’asperge, tout en bouche comme le rouge 2007, aux senteurs soutenues de griotte, de kirsch, de vanille avec des notes d’humus et d’épices, marqué par une attaque enveloppante grâce aux tanins fondus, le vin est ensuite bien soutenu en bouche par une certaine nervosité qui vient équilibrer les tanins, avec des nuances de tabac et de laurier, d’une belle structure au fruité prononcé. Formidable rapport qualité-prix-typicité.
    Domaine de la PALEINESAUMUR Domaine de la PALEINE

    Domaine de la PALEINE

    (SAUMUR)
    Marc et Laurence Vincent Maître de chai : Patrick Nivelleau
    9,rue de la Paleine
    49260 Le Puy-Notre-Dame
    Téléphone :02 41 52 21 24
    Télécopie : 02 41 52 21 66
    Email : contact@domaine-paleine.com
    Site : www.vinsdusiecle.com/domainepaleine
    Site : www.domaine-paleine.com

    À la tête des Premiers Grands Vins Classés. Marc Vincent vient d’être élu Président de la nouvelle appellation Puy-Notre-Dame à la demande de ses amis vignerons. Cette reconnaissance est le fruit d’efforts certains que l’on retrouve dans son superbe Saumur rouge Moulin des Quints 2008, très bien élevé, très équilibré, aux tanins bien fermes, au nez où dominent la framboise et les sous-bois, avec des nuances de poivre et de mûre, classique, corsé, riche, prometteur. Il y a désormais cette remarquable cuvée Casta Diva 2008, pur Chenin, une rareté avec seulement 3500 bouteilles, issue d’un élevage soigné, aux arômes d’amande grillée, de robe jaune aux reflets d’or, un vin puissant et distingué à la fois, riche au nez comme en bouche avec des nuances de poire et de noix en finale, très harmonieux. Le Saumur Blanc élevé en fûts Pamina 2007, finement épicé, subtil et suave, a des senteurs florales et fruitées, associant élégance et puissance, tout en finesse, d’une grande fraîcheur au nez comme en bouche. Le ?Saumur rouge Moderato Cantabile 2005, où s’entremêlent le cacao, les épices, la griotte et les sous-bois, est un vin fondu, puissant au nez comme en bouche, aux tanins fermes et soyeux à la fois, d’excellente évolution. À la suite, le Saumur rouge Domaine 2007, médaille d’Argent à Saumur, aux notes de mûre et de griotte, riche en couleur, un vin bien classique, alliant finesse, charpente et persistance, corsé comme il le faut, de bouche savoureuse. Le Saumur brut blanc est de mousse légère et florale, avec des nuances de pêche et de chèvrefeuille, un vin tout en harmonie, ferme et suave, très fin, persistant, très bien élaboré comme le brut rouge. Beau Crémant De Loire, bien typé Chardonnay, de mousse fine, mariant richesse aromatique et persistance, avec des nuances de pomme et de fleurs fraîches, un vin très agréable, tout en délicatesse, riche, d’une jolie complexité aromatique en finale où l’on retrouve des nuances de citronnelle et de brioche. Le domaine vous accueille tous les jours et le week-end sur rendez-vous. Le caveau de dégustation, à Montsoreau, est installé dans une ancienne maison classée de vigneron (4, rue Port-au-Vin. 49730 Montsoreau). Tél. 02 41 38 39 51).
    Domaine de la CHARMOISE

    Domaine de la CHARMOISE

    (TOURAINE)
    Henry Marionnet

    41230 Soings-en-Sologne
    Téléphone :02 54 98 70 73
    Télécopie : 02 54 98 75 66
    Email : henry@henry-marionnet.com
    Site : www.henry-marionnet.com

    Troisième génération de vignerons. Une réussite avec ce Touraine Cot 2007, riche en couleur comme en arômes, avec des notes caractéristiques de framboise mûre et d’épices, intense au nez comme en bouche, d’excellente évolution. Goûtez le Touraine cuvée Prestige 2005, au bouquet subtil et ample (violette, pruneau), un vin de bouche très équilibrée, dont l’évolution se poursuit. Leur Touraine Cabernet 2006, d’une jolie robe grenat, est un joli vin où dominent des notes de fruits rouges et de violette. Le Touraine Pinot Noir 2008, aux tanins riches et souples à la fois, au nez persistant marqué par des touches de myrtille et d’épices. ?Il y a aussi ce Rosé De Loire L’Élégance 2009, de belle robe saumonée, idéal sur un soufflé au fromage.


    Domaine du CLOS de L’ÉPINAY

    Domaine du CLOS de L’ÉPINAY

    (VOUVRAY)
    Luc et Marie-Claire Dumange
    L'Épinay
    37210 Vouvray
    Téléphone :02 47 52 61 90
    Télécopie : 02 47 52 71 31
    Email : domaine.clos.epinay@cegetel.net
    Site : www.vinsdusiecle.com/closdelepinay
    Site : www.vinvouvray.com

    À la tête des Premiers Grands Vins Classés. Marie-Claire Dumange aime surnommer le Clos “mon petit paradis”. “On a des kiwis, un cognassier, un grand cèdre qui se dresse fièrement au milieu, précise-t-elle. À l’intérieur du Clos, les 72 ares de vignes plantées sur un terroir argilo-calcaire bénéficient d’un bel ensoleillement. Nous sommes situés sur le plateau au-dessus du village de Vouvray. La maison que nous habitons a été construite en 1702, c’est un Clos de murs, ce qui est rare dans la région. Sur le plan architectural, notre maison a de très belles lucarnes avec des candélabres, dont une date du XVe siècle. La propriété se situe au milieu des vignes, ce qui est également une rareté sur l’appellation. Le vignoble compte un peu plus de 16,72 ha de vignes d’âge moyen de 30 ans, les vendanges sont manuelles pour les Vins tranquilles, et l’on pratique la lutte raisonnée. Le chai, creusé dans le tuffeau, a été rénové, et l’équipement entièrement modernisé.” Le tout donne ce Vouvray 2005 brut Méthode Traditionnelle Cuvée Le Clos de L’Epinay 2005, médaille d’Or au concours des Meilleurs Vins de la Région Centre Val de Loire 2008. Une Cuvée issue des raisins du Clos de 72 ares, vendanges manuelles, production de 6000 btles pour le 2005, très distinguée, crémeuse, aux bulles fines et un fruité discret où se retrouvent des senteurs miellées et florales. Superbe Vouvray Cuvée Marcus 2006, très séduisant, riche en bouquet, aux notes de fruits secs et de petites fleurs, avec des nuances de pêche fraîche en bouche, un vin savoureux et charmeur, à ouvrir sur une sole meunière, un vin de garde comme en témoigne ce grand 2003. Leur Vouvray demi-sec 2008 est nerveux et frais, finement fruité, aux notes de fruits frais (abricot, pêche), alliant rondeur et fraîcheur aromatique en bouche, complexe et suave. Le Vouvray demi-sec 2005 est onctueux, d’un grand classicisme, très bien équilibré, un vin où s’entremêlent les fruits frais et la brioche, d’une belle persistance, de bouche harmonieuse, ample et typé. Goûtez le Vouvray Sec 2008, avec ce nez persistant (acacia, noisette), il est tout en rondeur, avec une note de fraîcheur très agréable, très abordable.
    Domaine de la TOURLAUDIÈRE Earl Petiteau Gaubert

    Domaine de la TOURLAUDIÈRE Earl Petiteau Gaubert

    (MUSCADET)
    Roland Petiteau et Jeanine Gaubert

    44430 Vallet
    Téléphone :02 40 36 24 86
    Télécopie : 02 40 36 29 72
    Email : vigneron@tourlaudiere.com
    Site : www.tourlaudiere.com

    Remarquable Muscadet Sèvre-et-Maine sur lie cuvée Domaine de la Tourlaudière 2008, médaille d’Or au Concours agricole de Paris 2009, suave et sec à la fois, où s’entremêlent les fruits (agrumes) et les fleurs fraîches, de bouche ample, vraiment très réussi. Le Muscadet Sèvre-et-Maine sur lie les Vieilles Vignes 2005, issu d’une vinification et d’un élevage minutieux qui ne se conçoivent que pour de très bons millésimes, légèrement poivré, aux notes de tilleul et de fruits secs, de bouche persistante, de belle évolution comme en attestent les savoureux 2003 et 2000. Beau Schiste de Goulaine 2002, dense, aux connotations subtiles de fumé et de fleurs blanches, très équilibré, alliant souplesse et vivacité en bouche. Excellent Cabernet franc Marche de Bretagne rouge 2007, aux tanins soyeux, aux notes de cassis mûr et de groseille, séduisant par sa souplesse et son fruité, tout en bouche.

    Domaine des VARINELLES

    Domaine des VARINELLES

    (SAUMUR-CHAMPIGNY)
    sca Daheuiller Claude et Laurent Daheuiller
    28, rue du Ruau
    49400 Varrains
    Téléphone :02 41 52 90 94
    Télécopie : 02 41 52 90 94
    Email : daheuiller.vins@wanadoo.fr
    Site : www.daheuiller.com

    Au sommet avec le Saumur-Champigny Laurientale 2008, de robe grenat, un vin charnu, très équilibré, aux arômes d’épices, de fruits rouges cuits et de violette, aux tanins présents et soyeux à la fois, encore bien jeune. Le Saumur-Champigny 2008 est souple et fruité, un vin savoureux, au nez de petits fruits noirs, de bouche’ dominée par la cerise confite et les épices, avec des tanins soyeux et puissants à la fois, de très bonne évolution. Goûtez le Crémant De Loire brut, flatteur vraiment très plaisant en bouche comme au nez, subtil à dominante de fleurs blanches et de fruits jaunes, de mousse fine et soyeuse.
    MOULIN des VRILLÈRES

    MOULIN des VRILLÈRES

    (SANCERRE)
    Christian Lauverjat Scea des Vrillières
    Route de Cosne sur Loire
    18300 Sury-en-Vaux
    Téléphone :02 48 79 38 28
    Télécopie : 02 48 79 39 49
    Email : lauverjat.christian@wanadoo.fr
    Site : www.sancerre-online.com

    Un domaine de 12 ha et un vrai coup de cœur pour ce Sancerre blanc cuvée Perle Blanche 2008, provenant de vieilles vignes de plus de 50?ans, complexe, qui mêle fraîcheur et charpente, tout en bouche, aux nuances où dominent le citron, le musc et le miel, intense, distingué, un vin tout en persistance qui collectionne les récompenses, à déboucher sur une cuisine raffinée comme un bar au fenouil. Très charmeur, le Sancerre Moulin des Vrillères blanc 2009, se caractérise par beaucoup de finesse et de fruité, un vin où s’entremêlent des notes de pomme mûre et de bruyère, très bien équilibré en acidité, très typé grâce à son terroir bien spécifique de terres blanches et argileuses. Le Sancerre rouge 2007 est dans la lignée, avec ce nez de griotte surmûrie, de couleur soutenue, aux tanins savoureux, un vin charpenté, très réussi comme le Sancerre rosé. Goûtez également le Pouilly-Fumé (sol calcaire), d’une grande subtilité d’arômes (fruits secs, rose...), bien équilibré, un vin suave, de bouche puissante et harmonieuse à déboucher sur une viande blanche à la crème.

    Domaine de MONTIGNY

    Domaine de MONTIGNY

    (TOURAINE)
    Jean-Marie Michaud
    22, route de Soings
    41700 Sassay
    Téléphone :02 54 79 60 82
    Télécopie : 02 54 79 60 82
    Email : montigny@cegetel.net

    Le domaine est en Agriculture raisonnée depuis 2005. Vignes de 25 à 60 ans, partiellement enherbées, petits rendements. coup de cœur pour ce Touraine Gamay 2008, un vin marqué par les fruits noirs (mûre, griotte, framboise), de bouche pleine, ample et veloutée, d’une belle matière, il devrait tenir toutes ses promesses. Le Touraine Sauvignon, est tout en fraîcheur aromatique, de bouche persistante et harmonieuse, avec des nuances de genêt et de fruits frais, vraiment très abordable. Charmeur Rosé De Loire, de belle teinte lumineuse, de bouche légère, au bouquet où dominent les fruits noirs mûrs, un vin généreux.

    Jean-Christophe MANDARD

    Jean-Christophe MANDARD

    (TOURAINE)

    Vignoble du Haut-Bagneux 14, rue du Bas-Guéret
    41110 Mareuil-sur-Cher
    Téléphone :02 54 75 19 73
    Télécopie : 02 54 75 16 70
    Email : mandard.je@wanadoo.fr
    Site : www.mandardjeanchristophe.fr

    Domaine de 16,7 ha, 4e génération depuis 1870. Le vignoble est planté sur des sols perrucheux (argile à silex) et des bournais. On se fait plaisir avec ce Touraine 2008, Lys d’Argent au Concours interloire 2009, au nez de mûre caractéristique, charnu, typé, coloré et parfumé, associant richesse et fondu en bouche. Beau Touraine Gamay Vieilles Vignes 2008, Liger d’Argent au Concours des vins du Val de Loire 2009, au nez de mûre, de cuir et de sous-bois très caractéristique, ample, corsé et souple à la fois, aux tanins harmonieux, de très bonne garde. Le Touraine blanc Sauvignon 2008, médaille d’Argent au Concours départemental du Loir-et-Cher 2009 et Liger d’Argent au Concours des vins du Val de Loire, provenant d’un sol d’argile à silice et de vendanges manuelles, au nez de fruits frais, est très charmeur. Valeur sûre, son Touraine Tradition rouge 2008, issu de Vignes de 25 ans, qui développe ce nez complexe où dominent les groseilles et l’humus, associant puissance et finesse, un vin charnu, aux tanins riches, toujours très réussi, à déboucher sur les charcueries du pays.

    Domaine DOZON

    Domaine DOZON

    (CHINON)
    Laure et Jean-Marie Dozon
    52, rue du Rouilly
    37500 Ligré
    Téléphone :02 47 93 17 67
    Télécopie : 02 47 93 95 93
    Email : dozon@terre-net.fr
    Site : www.domaine-dozon.fr

    Le vignoble de 24 ha se situe sur coteaux argilo-siliceux et argilo-calcaires exposés au sud et protégés au nord et à l’est par un massif boisé. Les vieilles vignes sont en non-culture, le paillage est pratiqué depuis 1975, alors que les autres vignes sont en enherbement naturel. Cueillette manuelle, effeuillage, tri, vinification soignée et élevage en fûts de chêne expliquent aussi le niveau qualitatif. De nouvelles étiquettes, plus modernes, soulignent leurs vins de terroirs avec, pour chacune, un pictogramme qui l’illustre : la bruyère pour le Clos du Saut-au-Loup ou les baies de prunelles pour le Bois Joubert. Savoureux Chinon Laure et le Loup 2006, sélection des plus vieilles vignes de 60 à 70 ans, tout en finesse des tanins et complexité des arômes, vinification très traditionnelle, 5 semaines de macération et 18 mois d’élevage en cuves, gras et coloré, de couleur soutenue et intense, au nez de mûre et d’humus, charnu, aux connotations de cassis et de fraise des bois, un vin de bouche harmonieuse qui associe rondeur et charpente. Le Chinon Clos du Saut-au-Loup 2008, avec des arômes de framboise, de groseille et de mûre est riche, aux tanins puissants et soyeux à la fois, long en bouche, de très bonne garde. À leurs côtés, ce Chinon Le Bois-Joubert 2007, provenant d’un lieu-dit de 4 ha sur un coteau argilo-calcaire, est typé, au nez de cassis mûr, charnu, de robe pourpre soutenu, rond et intense, aux tanins mûrs et fermes à la fois, de bouche corsée et dominée par la fraise des bois. Très bon Chinon rosé 2007, très agréable comme le nouveau Chinon Rouge Plaisir, une sélection de jeunes vignes, “un vin plus facile, léger, fruité pour aborder le Chinon de manière plus simple”, nous dit-on. Le Chinon blanc 2008, de robe jaune paille, avec des notes de pêche et de noix fraîche, mêle richesse aromatique et persistance, bien nerveux comme il se doit.

    Jean-Marie LEBLOIS

    Jean-Marie LEBLOIS

    (MONTLOUIS)

    1, chemin des Pressoirs - Husseau
    37270 Montlouis-sur-Loire
    Téléphone :02 47 50 81 06
    Télécopie : 02 47 45 18 93

    Un remarquable Montlouis-sur-Loire demi-sec 2009, de beaux reflets dorés pour ce vin riche, d’une grande complexité aromatique où l’on retrouve des nuances de noix, de pomme et de pêche, de bouche puissante et d’une longue finale. Le Montlouis Méthode Traditionnelle demi-sec est floral souple et frais, c'est un vin très aromatique, musc et aubépine, tout en bouche, d’une belle finale, à ouvrir sur une volaille à la broche comme sur un homard. Superbe Montlouis-sur-Loire moelleux 2003, de bouche concentrée et d’une belle vinosité, mais tout en fraîcheur, ample et suave, qui sent le pain grillé et les fleurs fraîches. Le Méthode Traditionnelle brut est très fruité, un vin chaleureux et tout en finesse.

    Domaine MARDON

    Domaine MARDON

    (QUINCY)
    Hélène Mameaux-Mardon
    40, route de Reuilly
    18120 Quincy
    Téléphone :02 48 51 31 60
    Télécopie : 02 48 51 35 55
    Email : contact@domaine-mardon.com
    Site : www.domaine-mardon.com

    Une exploitation familiale (5 générations de vignerons) de 15 ha dont 12 en prodution de Sauvignon, d’âge moyen de 25 ans (certaines vignes ont 60 ans). Les sols sont composés d’alluvions anciennes sablo-graveleuses sur calcaires et d’argiles lacustres du Berry. Le Quincy 2008 est de robe jaune clair, complexe avec des notes de petits fruits secs et de tilleul, puissant et bouqueté, très séduisant par sa structure et sa persistance d’arômes. Le 2007, tout en bouche, poursuit une excellente évolution, fleure le musc et l’aubépine, un vin d’une belle finale, riche et séduisant, au nez comme en bouche, avec des effluves de noisette, un bel équilibre entre la fraîcheur, la rondeur et le fruité. Beau 2006, au nez fleuri, suave et puissant, d’une très belle persistance aromatique en bouche, avec des nuances de pêche et de tilleul, très bien équilibré en finale. Le Quincy Tradition a obtenu une médaille de Bronze au Concours général agricole à Paris, très caractéristique de son terroir, un vin suave en bouche, d’une grande vivacité.

    Vignoble de la JARNOTERIE

    Vignoble de la JARNOTERIE

    (SAINT-NICOLAS-DE-BOURGUEIL)
    Didier et Carine Rezé
    RN 13
    37140 Saint-Nicolas-de-Bourgueil
    Téléphone :02 47 97 75 49
    Télécopie : 02 47 97 79 98
    Email : mabileau.reze@wanadoo.fr
    Site : www.mabileau-reze.com

    Un vignoble de 24 ha, sur des sols silico-argileux. Beau Saint-Nicolas-de-Bourgueil rouge MR 2007, élevé 3 à 4 mois en fûts de châtaignier, de couleur rubis, riche et fruité, au nez dominé par les petits fruits rouges à noyau, un vin bien typé, puissant, tout en bouche. Le Saint-Nicolas-de-Bourgueil cuvée Concerto 2008, vignes de plus de 60 ans, vendanges manuelles, élevage 6 à 8 mois en fûts de châtaignier, provenant d’un terroir de sable sur argile et calcaire, issu de très vieilles vignes est toujours très typé, aux tanins soyeux, aux notes de cassis mûr et de groseille, séduisant par sa souplesse et son fruité, tout en bouche, parfait sur du jambon fumé. La cuvée Improvisation, issue de vignes de 40 à 60 ans (élevage en fûts de châtaignier et fûts de chêne), est tout en bouche, de robe rouge rubis franc, aux notes subtiles d’épices (cannelle, poivre) et de fruits noirs bien mûrs.

    Domaine Des HAUTS PERRAYS

    Domaine Des HAUTS PERRAYS

    (COTEAUX-DU-LAYON)
    Claire Le Fournis
    Les Hauts-Perrays
    49290 Chaudefonds-sur-Layon
    Téléphone :02 41 78 67 57
    Télécopie : 02 41 78 68 78
    Email : contact@domaine-des-hauts-perrays.fr

    Ces nouveaux propriétaires peuvent être satisfaits de ce Coteaux du Layon Vieilles Vignes 2007, issu de parcelle de plus de 45 ans, à faible rendement, sur les coteaux dominant le Layon, aux arômes puissants d’abricot confit, de pâte de coing et de mangue, avec une très bonne longueur en bouche, idéal sur les fromages à pâte persillée. Le Coteaux-du-Layon moelleux 2008, aux notes florales complexes (rose, narcisse…), est de belle robe dorée, à la bouche fondue, d’une onctuosité raffinée, tout en nuances en bouche (pain d’épices, pomme mûre), riche et complexe, très persistant.. Le Coteaux-du-Layon Vieilles Vignes 2007, de teinte jaune paille soutenu, libère d'agréables parfums de fruits confits subtilement boisés, un joli vin onctueux et persistant, fondu en bouche avec cette touche de rose, et, en finale, une bouche raffinée et fruitée, pleine de charme.
    Patrick COULBOIS

    Patrick COULBOIS

    (POUILLY-FUMÉ)

    Les Berthiers
    58150 Saint-Andelain
    Téléphone :03 86 39 15 69
    Télécopie : 03 86 39 12 14
    Email : patrick.coulbois@wanadoo.fr
    Site : www.patrick-coulbois.fr

    Troisième génération de vignerons pour ce domaine de 15 ha en Sauvignon et 1,5 ha en Chasselas. Beau Pouilly-Fumé Silex 2007, marqué par son terroir, ce vin séduit par son goût épicé et minéral de “pierre à fusil”, il est d'une belle persistance en bouche, toujours régulièrement réussi. Le Pouilly-Fumé cuvée Vieilles Vignes 2007, élevé en barriques, très marqué par ce sol de Silex (pur Silex, sur sols argilo-calcaires, argile à Silex, calcaire), ample, aux nuances subtiles de pomme et de fruits secs, est de bouche suave, mêlant finesse et persistance. Excellent Pouilly-Fumé 2007 (sol argilo-calcaire, argile à Silex, calcaire portlandien), médaille d’Argent au Concours mondial de Bruxelles, très racé, riche, aux notes de noix fraîche, à la fois rond et frais, tout en finale. Très joli Pouilly-sur-Loire, pur Chasselas, très agréable pour sa fraîcheur et son fruité.

    Domaine Jean TEILLER

    Domaine Jean TEILLER

    (MENETOU-SALON)
    Jean-Jacques Teiller et Patricia Luneau
    13, route de la Gare
    18510 Menetou-Salon
    Téléphone :02 48 64 80 71
    Télécopie : 02 48 64 86 92
    Email : domaine-teiller@wanadoo.fr
    Site : www.vinsdusiecle.com/domaineteiller
    Site : www.domaine-teiller.fr

    Une exploitation familiale créée dans les années 1950, 15 ha de vignes dont l’âge moyen est de plus de 20 ans. Beau Menetou-Salon blanc 2008, tout en bouche, particulièrement savoureux, typé, rond et chaleureux avec des arômes délicats d’agrumes et de fleur d’acacia. Excellent Menetou-Salon blanc Mademoiselle T 2007, avec ce séduisant nez minéral, aux connotations d’agrumes et de fleurs blanches, beaucoup de persistance et d’élégance. Le?Menetou-Salon cuvée Hommage 2006, de robe rouge cerise, très fruité, très typé Pinot Noir, volumineux et délicat, est vraiment très agréable comme le Menetou-Salon cuvée Rencontre 2007, au nez minéral et exotique, d’un très bon équilibre acidité-sucre qui lui apporte cette finale ronde et gourmande. Très joli Menetou-Salon rosé 2008, toujours friand et sec à la fois, de belle teinte, bouqueté, avec cette pointe de nervosité séduisante en finale.

    Domaine des ROY

    Domaine des ROY

    (TOURAINE)
    Anne-Cécile Roy
    3, rue Franche
    41400 Pontlevoy
    Téléphone :02 54 32 51 07
    Télécopie : 02 54 32 51 07
    Email : anadoo.fr">domaine-des-roy@wanadoo.fr

    Domaine familial de 9 ha, planté sur un sol ­d’argile à silex. Vignoble en bio contrôlé et certifié par Écocert. Le Touraine blanc Les silex 2008 est un vin tout en fraîcheur aromatique, de bouche persistante et harmonieuse, avec des nuances d’agrumes. Le Touraine Les Linottes 2008, au nez de mûre, est ample, corsé et souple à la fois, aux tanins harmonieux (Gamay, Pinot Noir). Très jolie Méthode Traditionnelle blanc brut, un vin très agréable à l’apéritif, finement bouqueté, avec des nuances de fruits frais très persistantes, de mousse légère et florale. Goûtez leur très bonne Méthode Traditionnelle Fines Bulles de Touraine brut, tout en charme, au nez de petits fruits frais (citron), très bien équilibré en acidité, de bouche suave finement acidulée, de mousse fine comme le Fines Bulles de Touraine rosé brut, produit à partir de Cot, richement bouqueté, de mousse abondante, tout en rondeur, tendre et corsé à la fois, qui allie saveur et distinction, à déboucher sur les tartes.

    Paul BUISSE

    Paul BUISSE

    (CHINON)

    69, route de Vierzon - BP 112
    41402 Montrichard Cedex
    Téléphone :02 54 32 00 01
    Télécopie : 02 54 32 09 78
    Email : contact@paul-buisse.com
    Site : www.paul-buisse.com

    À la tête des Premiers Grands Vins Classés. Il y a ce Chinon L’Excep­tionnel de Paul Buisse 2006, dont le vignoble s’étend de part et d’autre de la Vienne jusqu’à la Loire. Ce vin est issu d’un assemblage de plusieurs cuvées de vieilles vignes ayant plus de 50 ans d’âge, situées sur les coteaux de Cravant dans des terres argilo-calcaires (Cabernet franc, vinifié avec une cuvaison de 3 semaines). Un vin de robe intense, bien charpenté, parfumé, aux notes de fruits cuits (prune, groseille, griotte), tout en bouche, riche, de très belle évolution. Le Bourgueil L’Exceptionnel de Paul Buisse 2005, Liger de Bronze au concours des Vins de Loire Angers, est de belle couleur rubis profond, avec des nuances complexes de réglisse et de fraise, alliant matières tanniques et finesse, un vin de garde. Excellent Touraine blanc Cristal Buisse 2009, très expressif de son Sauvignon, au bouquet délicat, très parfumé, aux arômes de fleur d’acacia, bien équilibré, au nez subtil de coing frais, régulièrement réussi comme le Touraine Tradition 2008 (Cot, Cabernet, Gamay), harmonieux, de bouche dense, aux tanins bien fondus, où s’entremêlent des senteurs de fruits mûrs et de réglisse.
    Philippe BRISEBARRE

    Philippe BRISEBARRE

    (VOUVRAY)

    34, Vallée Chartier
    37210 Vouvray
    Téléphone :02 47 52 63 07
    Télécopie : 02 47 52 65 59
    Email : brisebarre.ph@wanadoo.fr

    Une exploitation familiale depuis trois générations de 25 ha de vignes (pur Chenin, production raisonnée, vinification, élevage et stockage en cave dans le roc...). Beaucoup aimé ce Vouvray sec 2008, qui mêle richesse aromatique et persistance en bouche, très typé, ample, avec des connotations de fleurs et de noix, vif et distingué à la fois. Le Vouvray sec cuvée Amédée 2006, vinifiée et élevée en fûts de chêne, est plus complexe, dense, aux arômes de poire mûre et de noisette grillée, un vin ample, très harmonieux, qui demande une cuisine raffinée comme des ris de veau ou des quenelles. Le Vouvray demi-sec 2008 est tout aussi séduisant, suave comme il se doit, avec des senteurs d’abricot et de lis, un vin de bouche pleine et souple. Goûtez aussi son Vouvray brut Millésimé 2005, la spécialité du domaine, de bouche franche, de jolie robe dorée, au nez où dominent la pêche blanche et l’amande, de mousse très fine et persistante.

    COULY-DUTHEIL

    COULY-DUTHEIL

    (CHINON)
    Jacques et Arnaud Couly
    12, rue Diderot - BP 234
    37500 Chinon
    Téléphone :02 47 97 20 20
    Télécopie : 02 47 97 20 25
    Email : info@coulydutheil-chinon.com
    Site : www.coulydutheil-chinon.com

    Belle réussite avec ce Chinon Clos de l’Écho 2006, Grand Prix d’Excellence aux Vinalies Nationales 2008, corsé et typé, riche en couleur comme en matière, aux tanins puissants et soyeux à la fois, au nez intense de fruits(griotte) et de fleurs (pivoine), un vin bien équilibré, de belle ampleur. Le Chinon rosé 2007, Prix des Vinalies Nationales 2008 est finement bouqueté, sec, fruité et gourmand aux arômes de fruits rouges, parfait tout au long du repas. Élégant Chinon blanc Les Chanteaux 2007, élevage sur lies fines pendant 4 à 5 mois, très réussi, ample et parfumé, avec des notes d’agrumes bien typiques. Le Chinon rouge Baronnie Madeleine 2007, vendanges, sélection et tri manuels, est de robe grenat, parfumé en bouche, corsé, aux tanins mûrs, d’une belle finale, un vin où dominent des notes de cassis, de griotte et d’épices. Le Chinon rouge Domaine René Couly 2007, aux arômes riches de cassis et d’épices, séduit par l’intensité du fruit.

    Domaine CHARBONNIER

    Domaine CHARBONNIER

    (TOURAINE)
    Gaec Charbonnier Daniel, Michel et Stéphane
    4, chemin de le Cossaie
    41110 Châteauvieux
    Téléphone :02 54 75 49 29 et 06 14 70 95 44
    Télécopie : 02 54 75 40 74
    Email : dms.charbonnier@wanadoo.fr

    Troisième génération de vignerons. Une réussite avec ce Touraine Cot 2007, riche en couleur comme en arômes, avec des notes caractéristiques de framboise mûre et d’épices, intense au nez comme en bouche, d’excellente évolution. Goûtez le Touraine cuvée Prestige 2005, au bouquet subtil et ample (violette, pruneau), un vin de bouche très équilibrée, dont l’évolution se poursuit. Leur Touraine Cabernet 2006, d’une jolie robe grenat, est un joli vin où dominent des notes de fruits rouges et de violette. Le Touraine Pinot Noir 2008, aux tanins riches et souples à la fois, au nez persistant marqué par des touches de myrtille et d’épices. ?Il y a aussi ce Rosé De Loire L’Élégance 2009, de belle robe saumonée, idéal sur un soufflé au fromage.
    Robert CHÉREAU

    Robert CHÉREAU

    (MUSCADET)

    Domaine du Fief-Maugeais
    44690 Monnière
    Téléphone :02 40 54 62 15
    Télécopie : 02 40 54 62 15
    Email : rchereau@wanadoo.fr
    Site : www.domainedufiefmaugeais.com

    Robert Chéreau représente la 3e génération de celles qui se sont succédées sur la propriété depuis le siècle dernier. Il a œuvré à la modernisation du chai, investissant dans des cuves souterraines propices au vieillissement des vins sur lie, une cave supplémentaire pour travailler dans de meilleures conditions, un caveau sympathique pour accueillir, avec son épouse, les clients et les cars de visiteurs qui viennent déguster et apprécier, sur place, la qualité du vin. Superbe Muscadet Sèvre-et-Maine sur lie cuvée Idéale 2008, issu de vignes de 20 ans et d’un sol argilo-siliceux, très typé, à dominante de fruits secs avec de subtiles notes de pomme reinette, un vin fin, sec et rond à la fois, de bonne bouche parfumée. Belle cuvée Prestige 2009, issue de vieilles vignes et de petits rendements, marquée par son terroir, aux notes de pomme et de fleurs, très fruité, frais et persistant, un vin sec et bien équilibré en acidité, d’une très jolie finale. Très agréable Gros-Plant du Pays Nantais, un vin franc et bien classique, idéal sur les huîtres.
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  • Liqueurs : L’essence des esprits ou des fruits

     

    grande-chartreuse-02.jpgLes liqueurs de fruits

    Les liqueurs de fruits, obtenues par macération des fruits dans l’alcool durant plusieurs mois, stabilisation par le froid et addition de sirop, sont les plus riches en vitamines (gare au régime). La plus célèbre est la crème de cassis, que l’on mélange à tort et à travers avec du vin blanc en la proposant sous le nom de Kir, sans préciser que le véritable Kir, celui du Chanoine, ne se préparait qu’avec du Bourgogne aligoté. Les autres ne méritent que le nom de vin blanc-cassis. Goûtez-la aussi seule, pour elle-même.

    Le Cherry Brandy, obtenu par macération de cerises dans de l’alcool pratiquement pur, tient la dragée haute aux autres liqueurs issues de framboises, prunes ou mirabelles. Il faut le boire pur dans un verre frais, comme la plupart des digestifs à base de fruits rouges. En Suisse, on n’hésite pas à rajouter des arômes de chocolat pour proposer un “Chéri Suisse”, dont l’exploitation du nom semble manifeste. A ce propos, les contrefacteurs sont nombreux. La palme revient à la Maison Suze (liqueur de Gentiane, à boire surtout en apéritif), qui, depuis près de deux cents ans, voit sa bouteille (caractéristique pourtant) outrageusement galvaudée. Qu’elle se rassure, comme certains bijoutiers et couturiers, on ne copie que ce qui peut en valoir la peine, et c’est une manière comme une autre de faire parler de ses produits (souvenez-vous de sa publicité).

    La Chartreuse

    En voilà une dont le secret de fabrication est bien gardé. On ne compte plus les dents que se sont cassées des copieurs coquins. Usant de leur droit divin, les frères de Voiron manient l’humour et l’absolution devant les espions envoyés des quatre coins de la planète dans leur beau monastère de la Grande-Chartreuse en Isère. Mystérieuse comme le Saint-Esprit, appréciée par les vrais amateurs ou jalousée par ses concurrents (s’il en est), la Chartreuse draine à travers ses alambics le symbole même d’une vraie liqueur.

    Elaborée dans le plus total secret à base d’herbes, de plantes et d’eau-de-vie de vins exclusivement, distillée copieusement et parfaitement, rehaussée par du miel pur ou du sirop de sucre, vieillie en fûts de chêne de Russie qui, à l’inverse de ceux du Limousin (pour le Cognac), ne lâchent pas de matières colorantes, la Chartreuse demande à être dégustée religieusement, bien sûr. Présentée soit verte (c’est ma favorite), soit jaune, plus douce, âgée de trois années au moins ou auréolée d’un Vieillissement Exceptionnel Prolongé (VEP), elle est parvenue à se moquer, à travers les siècles, de la mode ou des habitudes des consommateurs.

    Preuve qu’un élixir de longue vie (les frères chartreux en proposent aussi) a quand même besoin d’un coup de pouce du Seigneur.

    Plus terre à terre, mais apparentée quand même à quelque ancien élixir de moine, la Bénédictine n’hésite pas non plus sur la subtilité de sa composition. Pas moins de vingt-sept plantes très aromatiques sont utilisées (noix de muscade, myrte, hysope, mélisse…), séchées et réparties en différentes distillations dont on ne conserve que le cœur.

     

    L’essence des esprits

    Plus nombreuses, les liqueurs à base d’esprits, c’est-à-dire d’extraits d’essences et d’arômes de fruits, plantes ou autres graines et racines, sont pour les meilleures mélangées à de grands alcools. A leur tête, la liqueur de la famille Cointreau. Elaborée à partir d’une macération d’écorces d’oranges douces et amères dans de l’alcool, d’une chauffe qui permet de catalyser les vapeurs aromatiques, redistillée rigoureusement en séparant la tête et les queues de la coulée, le Cointreau est l’une des liqueurs les plus subtiles qui soient, dont la finesse et la complexité d’arômes séduisent régulièrement les femmes (c’est une référence), comme les hommes. A noter qu’il faut le goûter aussi bien sec que sur des glaçons. Si la silhouette de la bouteille de Cointreau fait saliver les amateurs de nectar de plus de 150 pays, ce qui favorise aisément les rentrées de devises étrangères pour l’Etat comme les autres marques de liqueurs qui bénéficient de cet engouement, une autre petite a réussi son impact visuel.

    Vous l’avez deviné, je veux parler du Grand-Marnier. Comme le Cointreau, le Grand-Marnier est issu d’une macération d’écorces d’oranges dans de l’alcool, distillé, et cet alcoolat d’oranges est ensuite mélangé à du Cognac. Le Grand-Marnier reste en tout cas une des grandes liqueurs françaises mondialement connues. A tel point que les trois quarts de la production sont exportés, dont une bonne partie aux USA. Toujours les devises… La notoriété du Grand-Marnier est d’ailleurs telle qu’on a assorti cette adorable liqueur à tout un tas de produits, du meilleur au pire, des esquimaux aux crêpes suzette. Un Grand-Marnier se suffit pourtant à lui-même et se boit très bien sec.

    Chaque marque de liqueur possède en effet sa propre forme de bouteille, et voilà une bonne occasion de vous lancer dans une nouvelle collection. Sous mes yeux, défilaient donc les rondelettes (Monin’s, Bénédictine, Grand-Marnier, Freezomint de Cusenier), les carrées (Cointreau, une fraise des bois, Loghan Ora), ou les plus élancées (Chartreuse, Mandarine Impériale, Izarra, Marie Brizard). Sur une trentaine de liqueurs dégustées, je continue par celles qui m’ont le plus séduit. Du Mandarin (liqueur d’orange) au Freezomint (liqueur de menthe), qui rafraîchit le palais, en passant par l’Ambassadeur ou le Curaçao, issu d’écorces d’oranges, fin et fort à la fois. On raconte que cette dernière liqueur, qui doit son nom à une petite île du Venezuela, doit son origine à la colonisation de cet archipel des Antilles néerlandaises par les Hollandais (XVIe siècle), qui en rapportèrent de petites oranges amères. Le Curaçao est fabriqué de même manière que la plupart des autres liqueurs : séchage des écorces, puis infusion dans l’alcool, de douze à trente-six heures. Le mélange est ensuite distillé pour donner un alcoolat d’orange, qui est édulcoré et quelquefois coloré. Souvent mal connue, imitée dans le monde entier, la liqueur de Curaçao mérite une dégustation qui vous fera découvrir son élégance et la chaleur de ses arômes.

    A mieux découvrir aussi, une liqueur basque, l’Izarra, élaborée à base de plantes et de macération de fruits dans de l’Armagnac. Proposée en liqueur verte (48°, quarante-huit plantes), ou jaune (40°, trente-deux plantes), elle vaut aussi une bonne note de dégustation.

    Quelques autres liqueurs gagnent à être connues, comme Peter Heering, Café Kahlkua ou Get 27, une liqueur à base de menthe, qui se boit avec de la glace pilée. Très rafraîchissant.

    Sans m’étendre sur la finesse et la subtilité d’arôme de la liqueur Marie-Brizard, qu’il faut déguster avec de la glace pilée et qu’il n’est plus nécessaire de faire découvrir aux vrais amateurs que vous êtes, testez aussi la délicatesse des autres productions de cette maison en goûtant ses crèmes de banane, de noisette, de noix de coco, de pêche ou de cacao.

    Dans les liqueurs de fruits, j’aime bien la remarquable Mandarine Impériale, obtenue par macération d’écorces, filtration et apport de sucre, à humer impérativement en prenant son temps avant de l’avoir en bouche.

    Dans un autre style, la Maison Pagès conmercialise avec succès sa Verveine du Velay, fort digestive grâce aux nombreuses plantes, chères aux herboristes, qui entrent dans sa composition.

    Une dernière chose : la mode aidant, de nombreuses liqueurs sont utilisées dans la fabrication de cocktails. La plupart des liqueurs de ce guide sont dignes d’être approchées à part entière, surtout en digestifs, à un moment qui semble propice à une osmose parfaite entre le palais des amoureux de l’art de vivre et ces nectars qui fleurent bon leurs essences. Mieux vaut prendre son temps pour les déguster, les choisir, plutôt que de se satisfaire d’un quelconque pousse-café ou d’un mauvais Brandy. Vous y reviendrez.

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  • Un vin, un vrai

    auteur.jpgIl faut savoir choisir entre le fait d’encenser les vins “dopés” et celui d’aimer les vrais vins, tout simplement, ceux dans lesquels on retrouve aussi bien la force du terroir que la main de l’homme.

    Lutter contre la mondialisation du goût
    On se bat contre la mondialisation de la “malbouffe”, et pour le vin c’est encore plus fonda­mental et plus réel. Un vin français ou étranger qui n’est fait qu’à l’aide de vinification ultra-sophistiquée n’a aucun intérêt. Quel sens cela a-t-il de ne mettre en avant que le côté technique ? Ce n’est pas un gage de qualité, et encore moins celui de laisser s’exprimer la Nature que d’utiliser à tort et à travers des techniques à manier avec beaucoup de précaution. Certes, les vins ont changé (pas tant que cela, en fait), se sont assouplis, se sont dépoussiérés de leurs mauvais goûts et sont beaucoup plus garants d’une véritable régularité qualitative. Pourtant, celle-ci ne doit pas être, comme se plaisent à le faire certains, l’occa­sion de dépersonnaliser les crus, de “lisser” les terroirs, sous prétexte de glaner des bonnes notes auprès de tel ou tel “critique” du moment. Un vin digne de ce nom, c’est simplement un vin qui procure du plaisir, un moment où l’esprit et le corps sont en osmose, la même que peut inciter un regard devant toute autre forme de beauté et de création, artistique, philo­sophique, humaine ou sportive.


    Le respect des autres en rejetant l’indécence
    En parallèle, on est loin du temps de l’arrogance (voir aussi Introduction Bordeaux). Il faut avouer qu’il devient risible (une sorte de fin de régime) de constater que quelques-uns, qui proposent un vin trop cher, en perte de marché, sont encore dans une démarche où l’on se moque des consommateurs. On voit que certains grands chefs en reviennent (c’est tout à leur honneur) comprenant que l’on ne peut plus, aujourd’hui, continuer de vendre des plats à des prix indécents. Il en va de même dans le vin, à l’exception de quelques très rares bouteilles (une dizaine ?) qui nagent dans un monde de luxe et non plus dans celui de la bouche, là où le prix n’est plus le simple révélateur de qualité. L’époque n’est plus à la frime, et ceux-là doivent accepter de faire comme les autres, c’est-à-dire de “mouiller la chemise” pour vendre leurs produits. Quand on voit le dynamisme et le savoir-faire commercial (c’est-à-dire proposer un vin à un prix cohérent, du plus modeste au plus grand) de nombreuses appellations françaises moins connues et d’un bon nombre de pays étrangers, on comprend que quelques grands crus dont la notoriété est aujourd’hui dépassée puissent se faire des soucis.

    Les producteurs de vin qui ne pensent qu’à augmenter leur prix, à récolter une bonne note en maquillant leur vin, à adapter un vin selon la mode, n’ont aucun intérêt. À quoi bon faire un vin sans plaisir ? Ne vaut-il pas mieux encenser l’effort et le talent que la “gonflette” et la triche ? Quel est le champion le plus estimable : celui qui se “dope” ou celui qui gagne parce qu’il est le meilleur ? Élever un vin, c’est faire preuve d’humilité. L’humilité, c’est une nature, pas un objectif de marketing. Il y a des producteurs de vins très chers qui méritent le respect. D’autres se croient supérieurs aux autres, et le montrent.


    Défendre la typicité en rejetant le dopage
    Les vins “putassiers” existent toujours car il y a des acheteurs qui se font “bluffer”, mais il y a un revers à la médaille. Le phénomène “vin de garage” se tasse, car l’on se rend compte que ces vins ne tiennent pas la distance. La déception est grande, mais beaucoup plus infime en comparaison de celle d’un consommateur qui a payé une bouteille aujourd’hui sans intérêt à plus de 200 ou 300 e. Si l’on veut être respecté, il faut respecter les autres, en l’occurrence les consommateurs. On fabrique donc (quel autre mot pourrait-on employer ?) ici ou là des vins maquillés, produits comme un drink ou un cocktail. Certains choisissent de faire un vin qui plaît à tout le monde, qui a un goût uniforme, où on se contente de mettre parti­culièrement le cépage en avant, et c’est bien la preuve que l’on veut escamoter le terroir, ou tout simplement que l’on n’en a pas ! À ce jeu, on ne peut d’ailleurs pas lutter contre les multinationales du vin. Raison de plus pour ne pas le faire.

    À quoi bon surconcentrer les vins, ajouter des levures aromatiques à outrance, un élevage 100 % (voire 200 %) en barriques neuves quand l’élevage ne doit être qu’un apport, ajouter des copeaux de bois, pratiquer démesurément l’osmose inverse, le micro-bullage ou la micro-oxygénisation, filtrer de plus en plus… Tout cela dépersonnalise les vins et les « aseptise », ces vins encensés par certains, vendus à des prix inadmissibles grâce à cela, ne valent plus tripette au bout de 3 ans quand on les sert dans un verre. Il y a donc de quoi sourire sur ce phénomène de « vins de mode ». Comme les OGM, il y a donc ces « VVM » (Vins Vinifiquement Modifiés). À prendre avec humour, bien que ce ne soit pas bien drôle.


    On a donc fait des vins de dopage, un point c’est tout. Cela veut tout simplement dire qu’il faut vivre avec la nature, accepter ses aléas, profiter justement des nouvelles techniques pour mieux les combattre, mais toujours différencier chaque ­millésime, lui rendre son style, et les techniques ostentatoires ne servent pas à grand-chose si l’on n’a pas un terroir. La priorité, c’est laisser s’exprimer son terroir, en respectant la vigne, en limitant les rendements, en pratiquant la lutte raisonnée, en laissant faite la nature, qui n’a besoin de personne… Un bon vigneron, qui fait un bon vin, n’a pas besoin de se justifier ou de se déjuger. Quand on a chance de pouvoir sortir de son terroir un Sancerre « minéral », un Châteauneuf-du-Pape épicé, un Pomerol qui sent la truffe, un Sauternes issu du Botrytis… on n’a pas besoin de tricher. On a besoin ensuite de le faire savoir, de communiquer, d’expliquer pourquoi tel terroir donne à son raisin, puis au vin, ce goût de poivre ou de cannelle, tel autre celui du chèvrefeuille ou du cassis. L’usage de la barrique peut être incontestablement un plus, encore faut-il savoir le maîtriser.

    La mascarade des concours ou des primeurs
    Donner son avis sur un grand cru 2008 de Bordeaux trois mois après les vendanges, ce n’est que de l’esbroufe. On se trouve face à des vins non finis dont le but est de rafler des éloges, des “étoiles”, des notes de “95 sur 100” ou “17 sur 20” (et plus, hélas), uniquement pour pouvoir se vendre vite et cher. Qui peut oser prétendre savoir ce que donnera un vrai grand cru au moment où il vient juste d’être abruti par le début de son élevage en barriques ?

    C’est une mascarade, à laquelle certains critiques qui s’y prêtent feraient mieux d’apprendre l’humilité au lieu de donner des conseils. On nous explique même très sérieusement qu’il faudra boire le vin en 2009 ou en 2020. Certains propriétaires feraient bien également de voir à long terme, revenant à plus de réserve, en freinant ces dégustations trop précoces, qui les desservent plus qu’autre chose. On ne me voit donc pas dans le carnaval des dégustations des “primeurs”, par exemple. Idem pour les “concours” qui mélangent des vins jeunes, français et étrangers, totalement différents, favorisant ainsi les vins de vinification plutôt que le terroir, qui a besoin de temps pour s’exprimer. Pour les sélections de mon Guide, il n’y a pas de dégustations factices ou arrangées : je ne déguste que des bouteilles capsulées afin d’éviter ces trop jeunes cuvées de concours spécialement arrangées pour bien sortir. Sinon, je déguste sur place, au château, directement dans les fûts, au hasard.

    L’évolution des vins
    Le paradoxe (ou plutôt, le fait que le hasard n’existe pas), et c’est une évidence que quelques “dégustateurs” ne peuvent pas assimiler, faute de recul, c’est que les très grands vins, de toute la France, que l’on goûtait il y a 25 ans n’ont pas tellement changé, ils étaient bons et ils le sont toujours, avec cette empreinte très forte de leur terroir. C’est la différence inimitable entre les très grands vins racés et les autres bons vins que ce soit en Bourgogne, à Bordeaux, dans la Loire, en Champagne ou ailleurs. Est-ce les vins ou nous-mêmes qui changeons ? J’ai commencé dans le Val de Loire et il y avait déjà autant de bons vins de Chinon ou de Saumur-Champigny, et les meilleurs producteurs sont souvent les mêmes. Il n’y a plus de mauvais goût, souvent dûs à des mauvaises barriques ou à des raisins peu mûrs, et voilà tout. Le nombre de “marques”, de châteaux, de domaines, a explosé dans ce laps de temps, puisque, auparavant peu de propriétaires vendaient réellement leur production directement. Il ne faut pas faire d’amalgame. La première chose à comprendre, c’est que la consommation a évidemment changé mais, contrairement à ce que l’on peut ­prétendre, on ne boit pas réellement moins de vin, mais on ne boit plus les vins de bas de gamme, on s’intéresse aux appellations contrôlées, notamment, aux vrais bons vins, à ceux qui ont une “âme”. Les vins sont devenus plus intéressants, on s’informe plus, les consommateurs sont devenus plus matures et s’intéressent plus à ce qu’ils ont dans leur verre (ou dans leur assiette).

    Les viticulteurs – j’aime mieux le terme de vignerons – ont évolué eux aussi. Ils l’ont fait comme d’autres professionnels dans différents secteurs, commerciaux, tertiaires ou industriels, tout naturellement, en mettant à profit les nouvelles connaissances mises à leur disposition. Les producteurs n’ont pas modifié leur façon de vinifier ou d’élever leurs vins pour faire plaisir aux consommateurs comme le prétendent certains, notamment ceux qui tentent d’imposer un vin standardisé. Il est inexact de dire que l’on produit des vins adaptés au goût des consommateurs. La typicité est au contraire revendiquée.

    Le goût du vin
    Pour moi, le vin n’a jamais été une boisson. Si l’on a soif, il y a l’eau. Le vin, c’est bien un art à part entière. Nul ne peut apprécier un Picasso ou un Van Gogh, le jazz ou l’opéra, une sculpture, une culture différente de la sienne sans un minimum de connaissance. On ne peut aimer les uns et les autres que si l’on comprend le pourquoi des choses et la passion humaine. Et bien, pour le vin, c’est pareil : il faut expliquer pourquoi un Chinon ne ressemble pas à un Gigondas, expliquer le terroir, le cépage, l’alliance de l’un et de l’autre, il faut expliquer encore que le Cabernet franc est différent du Grenache, et conseiller, c’est fondamental, l’accord des vins et des mets, selon les habitudes régionales, les gens, l’humeur… Ce qui compte, c’est l’originalité. En dégustation, un consommateur doit pouvoir reconnaître un Saint-Émilion, un Châteauneuf-du-Pape de par cette diversité des cépages si bien adaptés aux différents terroirs français. La force du vin, c’est d’être un produit vivant et convivial. C’est donc un art de vivre, celui d’aimer la force de la nature, de rêver en lisant quelques vers de poésie, de partager un nectar, en sachant que la qualité passe par la diversité, que l’extase est la même avec un très grand cru ou un vin modeste, puisque seuls comptent le plaisir de l’instant et celui du goût et du partage. Ce goût du vin, c’est avant tout culturel, c’est une question de mémoire collective avec une histoire, une tradition, ce que ne pourra jamais offrir un vin “fabriqué”, français ou étranger.


    À mes débuts, Émile Peynaud, avec lequel j’ai appris pas mal de choses essentielles, avait écrit un formidable livre justement intitulé le Goût du Vin. C’est avec de tels écrits, comme cet autre extraordinaire Histoire de la Vigne et du Vin en France, de Roger Dion, que l’on comprend pourquoi le vin est l’emblème d’une civilisation, celui d’un raffinement et d’une intelligence, celui d’une osmose entre la nature et l’homme. Le vin, c’est une culture, et donc un véritable patrimoine qui vaut la peine d’être défendu. Il faut soutenir le travail des vignerons qui vont dans le même sens, qui partagent cette même éthique, à savoir le respect de la nature, du terroir, de l’homme, et le plaisir du vin. Ils font un vin à leur image et doivent ensuite faire passer leur message auprès des consommateurs en leur démontrant pourquoi leur propre vin est différent de celui du voisin, pourquoi le vin sent la framboise, la griotte, comment s’exprime un terroir de marnes kimmeridgienne à Chablis, de silex dans la Loire, de molasses calcaires ailleurs, de “crasse de fer” dans le Libournais…

    Un vin, un vrai
    Ce qui différencie un vrai vin (le prix n’entre pas en compte alors) d’un simple produit aseptisé, rouge ou blanc, c’est donc ce qu’il nous apporte : le plaisir. Et l’on ne se fait pas plaisir quand on débouche certains vins “modernes” ou à la mode. L’abus de la barrique neuve en est un exemple type. Rares sont les vrais grands vins qui dépassent 50 à 70 % de barriques neuves, et, eux, ont un terroir qui permet de sortir des vins qui “tiennent” autant de pourcentage de fûts neufs. Il est aisé de comprendre qu’un élevage à 100 % en barriques neuves ne peut que produire des vins trop boisés, imbuvables, certains à la limite de l’écœurement à cause, en plus, d’une concentration à outrance. Quel intérêt de boire un vin de Bordeaux qui aurait le même goût qu’un vin du Languedoc, de Chine ou d’Australie. Le vin, ce n’est pas cela, ce n’est pas un jus de bois mais un jus de raisin. Il faut qu’il garde son fruit et de la finesse. Quand on a la chance de pouvoir sortir de son sol un Sancerre “minéral”, un Châteauneuf-du-Pape épicé, un Pomerol qui sent la truffe, un Chambertin marqué par la griotte, un Sauternes issu du Botrytis, un Champagne où la craie apporte cette élégance… on n’a pas besoin de tricher. On a besoin ensuite de le faire savoir, d’expliquer pourquoi tel terroir donne à son raisin, puis au vin, ce goût de poivre ou de cannelle, tel autre celui du chèvrefeuille ou du cassis.

    Le vin, c’est comme la vie : un peu de poésie, l’empreinte d’une origine, quelques notes de souvenirs, un zeste de sensualité, de la mesure et du respect. Il faut aussi être sensible à tous les vins, aller sur place, dans toute la France, et ne pas se contenter de dégustations mondaines, qui masquent la réalité du terrain.

  • Les Pouilly-Fumé de l'année


    BARILLOT Père et Fils

    BARILLOT Père et Fils

    (POUILLY-FUMÉ)

    36, rue Louis-Joseph-Gousse - Le Bouchot
    58150 Pouilly-sur-Loire
    Téléphone :03 86 39 15 29
    Télécopie : 03 86 39 09 52

    Domaine de 10 ha (95% en Sauvignon et 5% en Chasselas, terrains argilo-calcaires). Leur Pouilly-Fumé 2006, de robe or clair, dont le nez évoque l’amande fraîche et les fruits blancs, est un excellent vin, bouqueté, de bouche puissante. Beau Pouilly-Fumé Camillium 2005, marqué par ses vieilles vignes, alliant richesse aromatique et persistance en bouche, un vin qui dégage de subtils arômes d’amande et de tilleul, tout en harmonie, tout en finesse, bien équilibré en acidité, très élégant, d’une jolie finale, parfait sur une sole. Le Pouilly-sur-Loire 2006 est tout en arômes et vivacité, très typique de son Chasselas.
     

    Francis BLANCHET

    Francis BLANCHET

    (POUILLY-FUMÉ)

    Le Bouchot 33 et 35, rue Louis-Joseph-Gousse
    58150 Pouilly-sur-Loire
    Téléphone :03 86 39 05 90
    Télécopie : 03 86 39 13 19

    Coup de cœur pour ce Pouilly-Fumé Silice 2006, marqué par son terroir argilo-siliceux (vignes de 20 ans), issu d’un pressurage direct, sans macération, très réussi, tout en subtilité, où s’entremêlent des connotations d’amande, de fruits mûrs et de bruyère, un vin harmonieux, très parfumé et chaleureux en bouche. Beau Pouilly-Fumé Calcite 2006, pur Sauvignon, vignes de 20 ans et élevage 100% en cuves inox, provenant pour sa part de sols 100 % de marnes kimméridgiennes, un vin de jolie robe dorée, très équilibré, d’une belle harmonie, souple, aux arômes de noisette.
     

    Domaine CHAMPEAU

    Domaine CHAMPEAU

    (POUILLY-FUMÉ)
    Franck et Guy Champeau
    Le Bourg
    58150 Saint-Andelain
    Téléphone :03 86 39 15 61
    Télécopie : 03 86 39 19 44
    Email : domaine.champeau@wanadoo.fr

    Troisième génération. Domaine de 15 ha en Sauvignon et 1,5 ha en Chasselas. Bien typé, le Pouilly-Fumé cuvée Vieilles Vignes 2005, élevé en barriques, très marqué par ce sol de silex (pur silex, sur sols argilo-calcaires, argile à silex, calcaire), au nez dominé par les agrumes frais, de bouche épicée et dense, de robe jaune clair, un vin subtil, à la fois minéral et fumé, très équilibré en finale. Excellent Pouilly-Fumé 2006 (sol argilo-calcaire, argile à silex, calcaire portlandien), au nez subtil à dominante de fleurs blanches et de petits fruits secs, harmonieux, très élégant. Très joli Pouilly-sur-Loire, pur Chasselas, un vin très agréable pour sa fraîcheur et son fruit.
     

    Patrick COULBOIS

    Patrick COULBOIS

    (POUILLY-FUMÉ)

    Les Berthiers
    58150 Saint-Andelain
    Téléphone :03 86 39 15 69
    Télécopie : 03 86 39 12 14
    Email : patrick.coulbois@wanadoo.fr
    Ou : www.patrick-coulbois.fr

    Vous aimerez comme nous son Pouilly-Fumé Les Cocques 2006, issu des coteaux à silex de la colline de Saint-Andelain provenant de sols d’argile et de silex qui se trouvent au sommet de la butte de Saint-Andelain, au goût de “pierre à fusil”, très typé, avec cette touche d’acidité alliée à une rondeur agréable, où s’entremêlent des notes d’amande, de fruits mûrs et de bruyère, de bouche puissante et persistante. Le Pouilly-Fumé, issu du terroir d’argile à silex des coteaux de Saint-Andelain avec ces notes subtiles d’agrumes et d’aubépine, est un vin tout en bouche, tout en typicité, alliant saveur et distinction.
     

    André DEZAT et Fils

    André DEZAT et Fils

    (POUILLY-FUMÉ)

    Chaudoux
    18300 Verdigny
    Téléphone :02 48 79 38 82
    Télécopie : 02 48 79 38 24

    Particulièrement aimé ce Pouilly-Fumé Domaine Thibault 2006, pur Sauvignon sur sol de caillottes et de marnes kimméridgiennes, élevé en cuves inox, d’une très grande finesse, bien racé, au nez complexe et puissant (acacia, fougère, poire), très bien équilibré, de bouche parfumée et ample. Leur Sancerre blanc Les Celliers Saint-Romble 2006, marqué par ce sol de silex, de terres blanches, est de couleur jaune d’or, au nez d’agrumes, séduisant par sa structure distinguée en finale. Excellent Sancerre rouge, dense et coloré, dominé par la fraise des bois bien mûre, parfait sur un gibier d’eau.
     

    Domaine LANDRAT-GUYOLLOT

    Domaine LANDRAT-GUYOLLOT

    (POUILLY-FUMÉ)

    Les Berthiers
    58150 Saint-Andelain
    Téléphone :03 86 39 11 83
    Télécopie : 03 86 39 11 65

    Toujours très bien classé, et c’est mérité. Le domaine est exploité par la famille depuis sa création au XVIIe siècle (15 ha dont 14 en Sauvignon et 1 en Chasselas, sur un terroir de marnes kimméridgiennes et de silex, de sols argilo-calcaires et siliceux). Remarquable Pouilly-Fumé La Rambarde 2006 (100% Sauvignon, sol argilo-calcaire, élevage sur lies fines), ample et persistant, au nez envoûtant de lis et d’amande, un vin riche au nez comme en bouche. Le Pouilly-Fumé Carte Noire 2006, issu de vignes de 35 ans sur sol d’argile à silex, est d’une belle persistance aromatique, à dominante de fruits secs (abricot) et de tilleul. Très joli Pouilly-sur-Loire La Roselière 2006, pur Chasselas, franc et frais.
     

    CAVES de POUILLY-SUR-LOIREPOUILLY-FUMÉ CAVES de POUILLY-SUR-LOIRE

    CAVES de POUILLY-SUR-LOIRE

    (POUILLY-FUMÉ)
    Directeur : Christophe Denoël
    Les Moulins-à-Vent, BP 9
    58150 Pouilly-sur-Loire
    Téléphone :03 86 39 10 99
    Télécopie : 03 86 39 02 28
    Email : caves.pouilly.loire@wanadoo.fr
    Ou : www.cavespouillysurloire.com

    Au sommet. Cette cave de premier ordre vinifie environ 15% de la production. Un vrai coup de cœur pour leur Pouilly-Fumé Tonelum Vieilles Vignes 2005, fort bien élevé en fûts de chêne, de bouche riche et ample, avec des nuances de pain grillé, alliant finesse et persistance, un vin ferme, frais et suave, où s’entremêlent en bouche des notes d’amande, de fruits mûrs et de bruyère, qui conjugue intensité et souplesse. Leur Pouilly-Fumé Les Moulins-à-Vent blanc 2006 est de jolie robe brillante, tout en distinction, au nez dominé par les fruits mûrs et les petits fruits secs, tout en subtilité aromatique, d’une belle longueur en bouche. Leur Pouilly-sur-Loire Les Moulins-à-Vents 2006, racé, marqué par son terroir qui lui transmet des notes minérales, aux accents de citron et d’agrumes, est de bouche puissante et persistante, à ouvrir sur une langouste. Goûtez aussi le Coteaux-du-Giennois Les Tuileries 2006, très réussi.
     

    Domaine REDDEPOUILLY-FUMÉ Domaine REDDE

    Domaine REDDE

    (POUILLY-FUMÉ)
    Thierry Redde
    La Moynerie
    58150 Pouilly-sur-Loire
    Téléphone :03 86 39 14 72
    Télécopie : 03 86 39 04 36
    Email : thierry-redde@michel-redde.com
    Ou : www.michel-redde.com

    Toujours à la tête des Premiers Grands Vins Classés. Thierry Redde, passionné par l’expression de chaque parcelle de son terroir, ses fils Sébastien et Romain à ses côtés, élève bien sûr ce splendide Pouilly-Fumé cuvée Majorum 2002, l’un des plus beaux vins de ce millésime, issue des plus vieilles vignes, 100% Sauvignon, peu productives et bien ensoleillées, uniquement élaborée les années exceptionnelles et en quantité limitée. Le vin a toutes les qualités d’un vin de garde, au nez de fumé, il associe le fruit à la charpente, subtil et complexe, fleurant bon le genêt, le coing, la pêche et les noisettes, un grand vin harmonieux, riche et fin à la fois, qu’il faut laisser se faire, idéal sur un saumon fumé. À ses côtés, le Pouilly-Fumé Taille Pierre, 100% Sauvignon, issu des vignes situées au point culminant de l’appellation, sur un terroir composé d’argile et de silex rouge. Le vin est vinifié en foudres durant 6 à 10 mois, il séduit par son goût épicé et minéral de pierre à fusil, et possède un fort potentiel d’évolution. Remarquable Pouilly-Fumé La Moynerie 2005, 100% Sauvignon, tout en souplesse, ample et charmeur, qui se débouche sur un plateau de fruits de mer. Excellent Pouilly-Fumé Petit Fumé 2005, 100% Sauvignon, un vin ni enzymé ni levuré (comme toutes les cuvées de La Moynerie), remarquable par sa finesse aromatique (fleurs blanches et raisin frais), dont la minéralité conviendra avec les huîtres, par exemple. À la suite, Les Champs des Billons 2005, à dominante de fleurs blanches et d’amande, d’une belle persistance aromatique, dense au nez comme en bouche, ample, un vin alliant élégance et structure. Goûtez encore le Pouilly-Fumé Les Bois de Saint-Andelain 2005, aux arômes d’agrumes et aux nuances de noisette et de pain grillé, un vin puissant, dense, et ce très séduisant Pouilly-sur-Loire Gustave Naudin 2005, très caractéristique du charme de son cépage Chasselas, très équilibré en en bouche, d’une belle finale, avec cette pointe de nervosité spécifique. On est bien au sommet.

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